Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

samedi 30 août 2014

SAVOIE, NAZISME, SIONISME, PALESTINE, GAZA, ISRAËL, CRIF, LDJ, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER

Opposition des Juifs  d'Israël au sionisme





L’Écho des Montagnes, dans le légitime but de vos informer, vous livre
quelques vérités que les journaleux aux ordres des sionistes ne vous diront pas.
De quoi s'agit-il?
De l'opposition des juifs au sionisme! 

Épilogue:
Il y a 3 semaines de cela un Ami me demande:"ne pourrais-tu pas faire des articles sur une opposition
des juifs d'Israël qui doit exister, au sionisme?
Cet Ami m'a mis la puce à l'oreille, c'est vrai qu'il doit y avoir une opposition à la politique 
na-sion-nazisme d' Israël.

Donc voici la première partie d'une série d'article, qui montre l'opposition à la politique
na-sion-nazisme d'Israël. Évidemment, la presse-tituée française ,aux ordres d'Usraël, n'en pipe mot.

Cliquez sur la vidéo, merci.





 Frédéric Berger 

NOTA BENE
            

Mes Amies et mes Amis, si vous voulez comprendre pourquoi la France, la Savoie  et le monde entier,

sont dans la situation catastrophique à ce jour, 30 août 2014

alors lisez le livre suivant et diffusez le, merci:

anous-la-france-3.pdf anous-la-france-3.pdf

ET AUSSI

     Blumcheim Issac - Le droit de la race superieure. 1934.pdf



 
 
Frédéric BERGER von GOËTZ von BERLISCHINGEN

         

jeudi 28 août 2014

VATICAN, SAINT SIEGE, SS, HEINRICH HIMMELR, ADOLF HITLER, MOSSAD, SIONISME, BIBLE, DIEU, TEMOIN DE JEHOVAH, LUCIFER, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER


                                                   VATICAN-SS

L’ÉCHO des MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, va essayer de vous expliquer le secret des "SS".

Un Reichführer est supérieur à un führer.
Himmler Heinrich (=H.H =88) est Reichführer.
Adolf Hitler est Führer.

Le chef du 3ème Reich est Heinrich Himmler et non Adolf Hitler.
Heinrich HIMMLER est le chef de la "SS", ordre religieux comme je vous l'ai expliqué
 dans  nos colonnes.

Mais le véritable chef et donneur d'ordre du 3ème REICH est le Saint Siège, chef suprême
de l'ordre des "SS", l'ordre noir, héritier de la "Noblesse noire"!
Noblesse Noire qui règne toujours sur le Monde, notamment sur le ROCHER!

Explications mouvementées:

Hitler nous permet de remonter le fil d’Ariane pour découvrir le véritable lien "SS" entre le Saint Siège ou le Vatican et Himmler !!!

Dennis Wise - Hour 1 - Adolf Hitler: The Greatest Story Never Told




Part 1 sur 24 Adolf Hitler - The Greatest Story NEVER Told! (2014) @TGSNTtv
 
(vous activez les épisodes suivants parce que censure sur YouTube et Dailymotion)!!!
 
Accessoirement, tout ce que je lis depuis des semaines sur l'Ukraine, l’Israël, le Calife (né Simon Elliot , agent du MOSSAD), etc., qui soulève les "méthodes nazi" ; or : personne, strictement personne, ne fait le lien avec le Vatican-SS, le donneur  d'ordres des massacres  !!   L'inquisition permanente et tueries à la pelle, les "offrandes" à leur connard de dieu "lucifer" et toutes les autres identités sous lesquelles "il" oeuvre.
 
à suivre:
              prochainement l'invention de l'antisémitisme
 
Frédéric BERGER





mercredi 27 août 2014

PEDOPHILIE, PEDOCRIMINALITE, STAN MAILLAUD, OUTREAU, VINCENT, DUTROUX, ALLEGRE, MAROC, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER, TALMUD,


                         LE RETOUR DE STAN MAILLAUD

Sans fanfare , ni trompette, mais avec efficacité, tel est STAN MAILLAUD, l'ancien para
du 1er RPIMA.

Sa vidéo vous en dira plus que tout commentaire.






Frédéric BERGER

mardi 26 août 2014

VLADIMIR POUTINE, RUSSIE, ONU, SATAN, USA, CIA, JUIF, SIONISME, NOUVEL ORDRE MONDIAL, UKRAINE, CULOTTE, ISRAËL ADAM SHAMIR, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER

La Russie veut juste vivre en paix et être respectée


par Israël Adam Shamir.

Le café Pouchkine est une institution à Moscou

Sur la place Pouchkine, dans le centre de Moscou, le MacDo, tout un symbole de la Pax Americana, a été fermé cette semaine. Il avait ouvert il y a 23 ans, quand l’URSS s’est effondrée, et que voyait le jour le monde unipolaire avec son unique superpuissance. Le peuple soviétique faisait la queue pendant des heures pour entrer et goûter à cette divine pâture étrangère. Ils étaient si innocents, si dépourvus d’expérience, ces Russes d’hier… Pendant 23 longues années, les US ont régi le monde seuls, tandis que McDonald servait ses burgers. Mais la Russie a bien changé depuis lors. Le Macdo n’est plus une attraction pour les Moscovites blasés. De l’autre côté de la place Pouchkine, il y a maintenant un autre restaurant à la mode, le Café Pouchkine, qui sert la meilleure haute cuisine russe. Et les joyeux Russes ont renvoyé la balle, ouvrant un autre Café Pouchkine à Paris, sur le Boulevard Saint-Germain, pour faire découvrir aux Français les joies de leur gastronomie.

Ce défi, les Américains ne l’ont pas pris à la légère. Les grosses têtes US ont réagi au quart de tour: à mort, Poutine, ont-ils vociféré. Ils ont proposé de lancer contre les forces russes des frappes à partir des bases de l’OTAN dans les pays baltes. Le Pentagone vantait les avantages d’être les premiers à asséner une bonne frappe nucléaire.

Les Russes se sont préparés pour le pire, consternés. Dans une paisible datcha à l’ouest de Moscou, mes amis scientifiques russes ont étudié le projet d’André Sakharov connu sous le nom de code « the Wave » (La Vague) visant à nettoyer toute la Côte Est des US au moyen d’un gigantesque tsunami (oui, c’est bien le même Sakharov). Ils ont loué le Perimeter, système létal apocalyptique que la Russie a hérité de l’URSS et qui l’assure de la destruction totale des US même si la Russie devait être rayée de la carte.
Des armes inédites et secrètes étaient mentionnées.


Août 2014 ressemblait de plus en plus au mois d’août 1914 ou à celui de 1939, le compte à rebours avant une très Grande guerre était en marche. C’est alors que, le discours de Crimée du président Poutine, à la tonalité conciliante, indiqua que le danger d’une conflagration générale avait quelque peu reculé. La Russie remontait la pente de l’abîme.
Il s’agit ostensiblement d’une guerre des nerfs, d’un duel entre la Russie et les US; même si de nombreux États, petits et grands, de la Chine à la Bolivie, manifestent un grand intérêt pour le démantèlement de l’hégémonie US, la Russie reste le seul qui ait la volonté politique, le poids militaire et la capacité de résistance économique pour se permettre une embrouille avec le bison.


Afin de préserver sa place de dernier consommateur tout en haut de la chaîne alimentaire, les US veulent couper les ailes à la Russie, humilier publiquement Poutine et le remplacer; réaffirmer leur supériorité, brutaliser les économies européennes et resserrer leur soumission envers Washington; mettre un terme aux évocations de leur déclin, éliminer l’opposition, faire du traitement de la Russie un cas d’école pour tous les éventuels candidats suivants à la révolte.
Les objectifs de la Russie ne sont pas aussi grandioses: le pays veut juste vivre en paix à sa façon et être respecté. Ce désir, les opposants l’ont qualifié de « menace pour l’architecture de l’ordre mondial post-guerre froide », ce qui est probablement vrai, parce que le dit « ordre » refuse aux nations le droit à la paix et à l’indépendance.

Les Américains n’en sont pas à une guerre près. Ils ont gagné dans chaque guerre: ils ont eu des pertes supportables, ils ont préservé leur base industrielle et ils ont tiré profit de leurs victoires. Leurs guerres mondiales et leurs guerres récentes, en Afghanistan, en Irak et en Syrie leur ont rapporté gros. Une guerre entre la Russie et l’Europe avec quelque soutien américain aurait également, à leurs yeux, bien des côtés attrayants.

Les Russes veulent éviter la guerre. Ils ont eu une rude et saumâtre expérience des guerres mondiales: la Russie s’est effondrée au cours de la première, et a souffert intensément pendant la deuxième. Dans les deux cas, le développement a pris du retard, la misère et le désastre économique se sont abattus sur elle. Les Russes n’ont pas pris plaisir à leurs autres guerres de moindre envergure; d’aucune, ils n’ont tiré le moindre profit ni avantage.

Paradoxalement le désir russe d’éviter la guerre fait que celle-ci se rapproche. Les militaires et politiciens US ne craignent pas de jouer les gros bras avec les Russes parce qu’ils sont sûrs qu’ils vont s’aplatir tout de go. Cette fausse certitude les rend plus osés et sûrs d’eux à chaque nouveau round.

La Russie n’est pas seule. La Chine a l’habitude de la soutenir dans ses choix, l’Inde sous Modi se rapproche, l’Amérique latine construit son alliance avec la Russie, l’Iran cherche l’amitié avec Moscou. Phénomène aussi important, dans chaque pays il y a des gens qui sont insatisfaits par le cadre existant de la post guerre froide qui rogne la souveraineté nationale partout. Ce sont des gens qui ne sont pas trop loin du pouvoir en France, où Marine Le Pen GAGNE des points à chaque élection. D’ailleurs, les Américains qui préfèrent vivre à leur manière, comme les US avant la Deuxième Guerre mondiale, comme un pays normal, et non pas comme les sheriffs du monde entier sont aussi des alliés potentiels des Russes.
Les US ne sont pas seuls non plus, ils ont leurs alliés fidèles, l’Angleterre dévouée, l’Arabie Saoudite riche, l’Israël malin, et une pléthore de politiciens importants dans tous les pays du globe qui ont été formés et promus par diverses agences US. Il n’y a probablement pas de pays où les agents US ne soient pas tout près du pouvoir: Karl Bildt en Suède, Tony Blair en Angleterre… En Russie ils occupent plusieurs positions autour du sommet, parce qu’ils y ont été installés pendant les années noires du gouvernement de Boris Eltsine. Tous ceux qui veulent que leur pays serve l’empire sont des alliés des Américains.

Il ne s’agit pas seulement d’un affrontement Us contre Russie, mais aussi entre la machine et l’homme. Tout à leurs complots en politique étrangère, les US font de plus en plus confiance à la théorie des jeux élaborée par les ordinateurs, armés de leurs bases de données gigantesques, alors que les Russes préfèrent miser sur le contrôle manuel, par l’homme. Les super ordinateurs modernes et les techniques de surveillance donnent aux US une marge d’emprise sur le processus décisionnaire russe. De façon croissante, le président Obama apparaît comme un parfait cyborg, qui présente le profil adapté pour dire ce qu’il faut au bon moment et au bon endroit, mais dont les actes n’ont pas de rapport avec les mots qu’il prononce. Je ne serais pas étonné si dans quelque temps nous apprenions qu’Obama a été le premier robot humanoïde au sommet du pouvoir. Et s’il est humain, c’est vraiment un excellent acteur, dans son rôle de robot. Même sa femme Michelle et ses filles ont l’air d’être le produit d’un bon casting plutôt que sa moitié dans la vie et leurs enfants.

Poutine au contraire est un humain incontestable, et aussi un homme. On peut ne pas l’aimer, beaucoup de gens ne l’aiment pas, mais ils n’y a pas de doute sur son appartenance à la race humaine. Cela rend le match bien moins prévisible que ne le considère la direction US. Après les exécutions horribles de Kadhafi et de Saddam Hussein, on peut avoir de bonnes raisons de préférer une guerre nucléaire totale à la défaite et à la reddition. Et la jeune génération russe ne partage pas la peur de la guerre de ses pères, et ils n’ont rien contre des expériences avec quelques uns des meilleurs joujoux de leur pays. Pour tester « Satan », qui est candidat?
Surtout, la théorie des jeux (partiellement déclassifiée durant la dernière décennie) n’est pas encore au point pour ce qui est des conflits interculturels, où les antagonistes peuvent JOUER À DES JEUX différents. Ainsi par exemple, vous jouez aux échecs, mais votre adversaire, lui, préfère le kickboxing. Et on a bien l’impression que c’est ce qui se passe ici. Les US jouent au plus fort avec la Russie, alors que la Russie esquive en douceur les cornes du bison américain qui charge.

Les US se voient comme la citadelle d’exception en haut de sa colline, les Élus prédestinés par Dieu pour commander sur le monde maintenant et à jamais. L’histoire est finie. Ils veulent donner des leçons et imposer leurs lois sur le monde entier. Ce qui est amusant, c’est que les Soviétiques avaient des idées assez semblables, posant que le communisme était prédestiné pour achever l’histoire, de sorte que la guerre froide entre deux États prédestinés était chose naturelle. De nos jours les Russes ne veulent pas croire à la prédestination. Les nations grandissent et faiblissent, et nouent des alliances, et il n’y a pas de fin de l’histoire en vue. Le monde unipolaire est un accident, et il revient maintenant à son état normal, multipolaire. La meilleure base d’ accord, la plus confortable, c’est de laisser chaque pays vivre à sa guise: « Leben und leben lassen ».

Ca faisait longtemps que ça les démangeait, les US: il fallait donner une leçon aux Russes; La Russie n’était pas en franche rébellion: elle vendait son pétrole et son gaz contre des billets verts, elle déposait ses bénéfices sous forme de bons du Trésor US, observait les sanctions contre l’Iran, et n’avait pas interféré dans le dépeçage de la Libye. Mais elle n’était pas encore assez obéissante. La Russie a bloqué la destruction de la Syrie, elle a joué avec la dé-dollarisation du commerce pétrolier; elle est pour le Christ et contre le mariage entre gays; astucieusement, elle a tenté de miner l’unité occidentale en construisant des oléoducs et des ponts et en offrant des pots de vin aux Européens. Pour faire court: les Russes ont oublié leur effondrement de 1991.
L’Ukraine a été choisie par les US comme un endroit pratique pour déclencher une guerre, ou au moins pour rabaisser la Russie de quelques crans et se débarrasser de ce Poutine qui devenait beaucoup trop indépendant.

L’Ukraine

Les US gagnent du terrain tandis que la Russie en perd, en Ukraine. Poutine refuse obstinément d’envoyer ses troupes à la rescousse. Il s’échine à trouver une entente avec les US et l’Occident sur l’avenir de l’Ukraine. La Russie a été humiliée lorsqu’elle a proposé une aide humanitaire aux villes assiégées du Donbass: ses lourds camions sont encore retenus à la frontière, dans l’attente de la permission de Kiev pour avancer. Un demi million de réfugiés ont franchi la frontière russe, quelques milliers de civils, de miliciens et de personnel militaires ont été tués dans la confrontation.

La guerre pour le Donbass n’a pas été particulièrement réussie pour les Russes. Les rapports militaires sont excessivement obscurs et conflictuels, mais il semble bien que les rebelles sont en train de perdre la bataille contre l’armée ukrainienne, parce qu’ils n’ont pas de soutien extérieur. Tandis que les US prétendaient que le conflit était causé par l’intervention russe, la Russie essayait de se tenir en marge de ce conflit. La Russie n’a pas interféré à Kiev, alors que tous les ambassadeurs occidentaux et ministres encourageaient la révolte contre le président légitime. Quand le Donbass a relevé la tête, la Russie ne l’a pas soutenu.

Premièrement Poutine n’a pas voulu s’emparer du Donbass, ni de l’Ukraine, deuxièmement, ni, troisièmement, ressusciter l’Union soviétique. Il a été forcé de prendre la Crimée, base principale de la flotte russe, ancien morceau de la Russie, peuplée de Russes, et désireuse de rejoindre la Russie, parce qu’autrement la Crimée deviendrait une base navale pour l’Otan, mais il ne voulait pas poursuivre plus loin. Cela ne lui a servi à rien: à l’échelle internationale, on l’accuse d’être responsable du conflit, et à l’intérieur, on lui reproche sa non-intervention et la défaite qui s’en est suivie.

La révolte en Nouvelle-Russie (la moitié russophone de l’Ukraine) était une réponse populaire au coup d’État inspiré par l’Occident à Kiev, parce qu’il avait de forts relents nationalistes et anti-russes. Les habitants de Novorussie n’auraient pas tenté de faire sécession si leur langue et leur culture ne s’étaient retrouvées persécutées, et si leurs liens avec la Russie limitrophe n’avaient pas été mis en péril. Mais ils n’auraient pas été capables d’aller bien loin, tant que leur révolte n’attirait pas quelques rebelles en mal d’une cause à défendre, et le premier de tous a été le génie militaire et personnage hautement romantique, le colonel Igor Strelkov, le « Lawrence de Russie ».
Igor Strelkov donnait des cours d’histoire à l’université de Moscou, mais il a décidé (tout comme Lawrence d’Arabie) qu’il était plus intéressant de la faire, l’histoire. Il s’est battu en Transnitrie, petite langue de terre entre Moldavie et Ukraine, défendant la population locale du carnage prévu par les nationalistes moldaves. Il avait été volontaire pour constituer une milice serbe en Yougoslavie; il a forcé le commandement de l’armée russe indifférent à le prendre comme officier pour la première guerre de Tchétchénie; il a servi lors de la seconde guerre de Tchétchénie, puis, comme volontaire, en Syrie et au Daghestan. Il écrit merveilleusement, c’est un tacticien remarquable, capable de mener ses soldats par la force de son charisme. Ses connaissances le décrivent comme un casse-cou qui n’a cure de l’argent, du confort, de la vie de famille ou des plaisirs.

Pour Strelkov, la campagne en Novorussie avait un parfum de destinée. Comme bien des Russes de sa génération, il rêvait de ressusciter la Russie comme elle était jadis, soit en tant qu’Union soviétique soit en tant qu’empire russe pré-révolutionnaire (ce qu’il préfère). Comme beaucoup de Russes de sa génération, il considérait l’Ukraine comme une partie naturelle de la Russie, et un État ukrainien indépendant une erreur de dénomination. En dépit de son rang, Strelkov est un agent libre; il est arrivé en Novorussie sans la bénédiction de Poutine et il y serait arrivé et resté aussi contre la volonté de Poutine. Nous allons probablement entendre parler encore de cet homme remarquable.
Strelkov n’était pas seul: un nombre certain de combattants d’Ukraine et de Russie sont venus rejoindre les rebelles. Leur succès initial a été une surprise pour l’administration Poutine. Mais la rébellion n’a pas réussi à GAGNER les autres provinces. A Odessa, l’armée privée de Kolomoysky l’oligarque sauvage a fait brûler vifs quelques cinquante sympathisants des rebelles, sans armes, dans un autodafé macabre, et cette cruauté a épouvanté les joviaux et timides habitants d’Odessa. A Kharkov, le gouverneur a passé un accord avec le régime de Kiev et les égarés qui se manifestaient. Il semble que Strelkov, qui est un prodige militaire, soit loin d’être un démagogue brillant. Son rêve de Grande Russie n’avait pas de sens pour les gens de Novorussie. Ils parlent russe, certes, ils détestent les gangs néo-nazis de Kiev et de Lvov, mais ils ne comprenaient pas le nationalisme russe de Strelkov.
Sans engagement russe direct, un mouvement séparatiste en Novorussie était condamné à échouer. Il y avait bien un moyen de gagner: conquérir toute l’Ukraine, sauf peut-être l’extrémité occidentale, pour ensuite négocier une fédéralisation ou même une rupture. Cela pouvait se faire en maniant une idéologie inclusive, acceptable pour Donetsk, pour Odessa, pour Kiev, pour Poltava. Peut-être que certaines idées néo-soviétiques pouvaient resservir; l’insatisfaction envers les oligarques, par exemple. Mais Strelkov et d’autres rebelles avec leur ferme rejet de l’Ukraine per se ne pouvait entraîner les masses, et ils n’ont même pas essayé d’avancer vers Kiev ou Kharkov.

Poutine a réduit au minimum l’engagement russe dans la guerre du Donbass. Il l’a bien moins soutenu que les US n’avaient soutenu la révolution du Texas en 1835.Son gouvernement a essayé de pactiser avec le régime de Kiev, mais son « président » a obstinément refusé de conclure, sur ordre des Américains. A Kiev, les radicaux de l’extrême-droite ont attaqué l’ambassade russe, et les forces armées du régime ont commencé à bombarder à l’aveuglette les villes rebelles et à lancer des obus. Cela a constitué une grande humiliation pour Poutine, qui avait promis de défendre les Russes dans l’Ukraine défaillante. Ses conseillers, en particulier Serguei Glazyev, spécialiste de l’Ukraine, a appelé à tirer les leçons du raid occidental en Libye et à imposer une zone d’exclusion aérienne au-dessus du Donbass. (En mars 2011, lorsqu’une rébellion a éclaté à Benghazi, les US et leurs alliés ont imposé une zone no fly sur certaines parties de la Libye en proclamant qu’ils étaient horrifiés par les bombardements de Kadhafi le barbare contre les rebelles. La Russie et la Chine s’étaient abstenues, lors du vote au Conseil de sécurité, et le schéma Anglo-français devint la résolution qui autorisait une zone d’exclusion aérienne mais aussi « toutes les mesures nécessaires » pour protéger les civils. Le régime de Kiev a certainement tué plus de civils que Kadhafi; mais Poutine n’a déclaré aucune zone d’exclusion aérienne, et n’a pas utilisé sa puissance de feu pour empêcher l’artillerie de Kiev de bombarder les civils.

La Russie a fait bien peu pour le Donbass. En ce moment les Russes tentent de négocier une conclusion pour la guerre du Donbass. Ce qu’on en sait laisse augurer une certaine autonomie pour le Donbass à l’intérieur de l’Ukraine.
Bien des Russes ont tendance à être très désappointés. Mais certaines entreprises, justifiées ou non, sont vouées à l’échec. La vie est pleine de déceptions. Je me souviens des séparatistes Ibo du Biafra, qui avaient été vaincus par le gouvernement central. Les séparatistes de l’Azerbaïdjan iranien ont été vaincus, malgré le fait qu’ils avaient le soutien de Joseph Staline. Les US n’ont pas réussi à reconquérir Cuba. Les Argentins n’ont pas réussi à libérer les Malouines. La liste est sans fin. Peut-être que les Russes doivent attendre un occasion plus propice.


Est-ce que Poutine a baissé culotte?

Pourquoi est-ce qu’il a flanché, sur la Novorussie? Aucun doute, la Novorussie est extrêmement importante pour la Russie. Les troupes de l’Otan et les missiles US à Donetsk et à Lugansk mettraient en danger la Russie. Leur perte serait une menace pour l’industrie de la défense russe dans la mesure où cette partie de l’Ukraine était pleinement intégrée à la Russie depuis le temps du tsar. Était-ce la peur d’un engrenage fatal? Le président Poutine a-t-il considéré l’intervention sur le mode humanitaire comme un pas en avant trop dangereux pour son pays?
Du point de vue de Poutine, l’Europe est plus importante que l’Ukraine. Il a envie de sacrifier le Donbass dans l’espoir de gagner Berlin. Pendant des années il a courtisé la vieille Europe. Même ses JO avec ses spectacles coûteux étaient destinés à l’Europe: il voulait faire comprendre aux Européens que la Russie fait partie intégrante de l’Europe. Poutine parle allemand, il a servi en Allemagne comme officier du KGB dans les dernières années de l’URSS, et il a un faible pour l’Allemagne.

La machine de propagande US a appelé les Européens à défendre l’Ukraine de l’ours russe, en assurant que les Russes ne s’arrêteraient pas en Ukraine mais continuerait sur leur lancée jusqu’à l’Atlantique. Cette annonce a eu quelque succès, d’autant plus qu’elle tombait à point après la très longue campagne médiatique anti-russe (les gays, les orphelins, les toilettes à Sotchi etc). Poutine avait peur qu’en prenant le contrôle de l’Ukraine il puisse s’aliéner l’opinion publique européenne. Il a donc temporisé, jusqu’au choc de la catastrophe de l’avion malais.

Le VOL malais

Le crash de l’avion malais a été une catastrophe majeure à plusieurs égards. En soi, pas tant que cela: trois cent personnes par jour se font descendre à Gaza, en Irak, au Donbass. Les Européens et les Américains ont oublié le vol cubain 455 ou le vol 655 iranien, ou le vol 114 libyen, parce qu’ils ont été abattus par « les nôtres ». Mais cela a été l’occasion pour la machine médiatique occidentale pour se lâcher avec toute sa sinistre puissance. Cette machinerie est aussi puissante que les armes nucléaires; elle paralyse dirigeants et nations, quand elle donne toute sa voix. Des milliers de chaînes de TV, de journaux, de programmes de radio, de blogueurs, de sites internet, d’experts, de ministres, de présidents ont entonné d’une seule voix un message unique, terrifiant comme une Vox Dei, alors que ce n’était même pas une vox populi, mais un simple gadget des Maîtres du Discours**, semblable aux grandes trompettes que les Romains utilisaient pour effrayer les Barbares.

Tous les journaux britanniques ont sorti des photos d’enfants morts avec des légendes du style « assassiné par Poutine ». Les Russes étaient outrés par cette furieuse explosion de propagande. Les gens pleuraient; certaines personnalités faibles et faciles à émouvoir ont admis leur culpabilité et ont allumé des bougies devant l’ambassade hollandaise à Moscou. Pourquoi la Hollande, alors que l’avion était malais? (Parce que la Hollande est un pays européen blanc, alors que les Malais ne le sont pas?)

Pourquoi cette culpabilité, alors qu’on ne savait rien encore? Pourquoi ne voyons-nous pas d’images des enfants massacrés à Gaza avec la légende « égorgés par Netanyahu », ou d’enfants irakiens tués avec la mention « assassinés par Tony Blair », ou de bébés afghans « massacrés par Obama »? Tel est l’incroyable pouvoir des Maîtres du Discours: quand ils se déchaînent, les gens perdent la tête et paniquent.

J’ai accueilli favorablement tous les schémas conspirationnistes sur cette affaire, comme dans le cas du 11 septembre. Non que je croie ou que je préfère tel ou tel schéma. Je vois cela comme un moyen utile pour nous soulager de l’hystérie de masse induite par les médias. Il est nécessaire de semer le doute pour retrouver la santé mentale et évacuer la pression.
Si une théorie conspirationniste sur le 11 septembre avait triomphé, cela aurait sauvé la vie à des milliers de musulmans tués en Afghanistan, en Irak et ailleurs. Récemment, les juifs israéliens ont été plongés dans l’hystérie de masse lorsque trois jeunes colons ont disparu. Cette hystérie de masse a débouché sur un demi-million de réfugiés et les deux mille morts de Gaza. La tentative pour semer le doute au sujet du récit officiel (ils auraient été enlevés par le Mossad etc) visait à sauver des vies. De la même façon, tout ce qui pouvait amener le doute autour de l’affaire de l’avion malais contribuait à sauver des vies.

Maintenant, un mois plus tard, nous savons qu’il n’y avait pas la moindre preuve d’une implication russe dans le drame. Il y a des éléments de preuve solides qui suggèrent que Kiev et les US y sont mêlés, le meilleur étant de type négatif: si Kiev et Washington avaient eu une preuve de la responsabilité russe et/ou rebelle, ils nous auraient bassiné avec cela nuit et jour. Si une analyse détaillée de la question vous intéresse, voir ici MH17 Analysis https://docs.google.com/file/d/0ByibNV3SiUoobnpCVDduaHVORHM/edit, une lecture recommandée par nos amis. J’avoue que les détails ne m’intéressent pas, pour des raisons semblables à celles de Noam Chomsky quant au 11 septembre. Toute explication qui diffère de celle que proposent les Maîtres du Discours est bonne à prendre parce qu’elle brise leur emprise sur nos cervelles, mais l’importance de semblables événements est largement exagérée par les médias. Quoi qu’il en soit, plus personne ne parle de l’avion malais à présent, et cela signifie que c’était un accident ou une provocation ratée de Kiev ou de Washington, car autrement on nous en rebattrait encore les oreilles.

Cependant, en temps réel, la catastrophe aérienne a eu un impact énorme sur les Russes. Pendant un moment, j’ai craint que Poutine démissionne ou soit chassé du pouvoir, et que la Russie s’écroule. Les US voulaient se débarrasser de Poutine pour installer une figure plus malléable sur le trône russe, de préférence un oligarque comme Porotchenko.
Leur idée a été résumée par Herbert E. Meyer, un espion (« ex assistant spécial du Directeur de services centraux de renseignement et vice président du conseil national de la CIA »), qui écrit: « dans la mesure où la subtilité ne marche pas avec les Russes, le président et sa contrepartie européenne devraient se mettre dans la tête que ça nous est complètement égal, la façon dont ces gens peuvent régler leur problème avec Poutine. Si [les oligarques] peuvent convaincre ce bon vieux Vlady de quitter le Kremlin avec les honneurs militaires et une salve de 21 coups de canon, ça nous conviendrait tout à fait. Si Poutine est trop têtu pour comprendre que sa carrière est finie, et que la seule façon pour lui de quitter le Kremlin c’est les pieds devant, avec un trou dans la nuque, ça nous irait parfaitement aussi. »

La tension a été à son comble la nuit du dimanche 20 juillet au lundi 21 juillet, quand Poutine a adressé un court message à la nation, à 1h 40 du matin. A une heure aussi inhabituelle, c’était un message maîtrisé. Poutine n’a rien dit d’important. Le lendemain, il était censé faire un discours important pour son propre cabinet de sécurité. Là encore, il n’a rien dit d’important. A mon avis, le président Poutine voulait juste signifier qu’il est toujours en vie, en forme, et aux commandes. Apparemment, ce n’était pas évident, pour certaines personnes, en Russie ou à l’étranger, cette nuit là.

(A suivre)

Traduction: Maria Poumier

* « Aout 14″, titre de l’essai historique de Barbara W.Tuchman, sur le prologue de la première guerre mondiale, publié en 1962 aux Presses de la Cité, prix Pulitzer en 1963.
** Voir La Bataille du Discours, par Israël Adam Shamir, volume d’essais consacré au développement de ce concept, disponible sur http://www.plumenclume.org

Publié le 25 août 2014 par Arrêt sur Info

Frédéric BERGER

dimanche 24 août 2014

GAZA, IRLANDE, PALESTINE, NAZISME, ISRAËL, DAVID NORRIS, ONU, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER



Le Sénateur Irlandais David Norris se lève contre Israël 

Cliquez sur la vidéo, merci:





Frédéric BERGER

samedi 23 août 2014

SAVOIE, PALESTINE, GAZA, CPI, ONU, GILLES DEVERS, FATAH, HAMAS, ISRAËL, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER

 
Posted: 23 Aug 2014 02:40 AM PDT

Par Julian Borger (Revue de presse: The Guardian – 18/8/14)*

L’éventualité d’une enquête de la CPI sur les actions tant des FDI (Forces de défense d’Israël) que du Hamas à Gaza est devenue le champ d’une bataille politique à hauts risques.
La Cour pénale internationale a constamment évité d’ouvrir une enquête sur les présumés crimes de guerre à Gaza suite aux pressions occidentales, américaines et autres, affirment d’anciens fonctionnaires de justice et des avocats.
Ces derniers jours, l’éventualité d’une enquête de la CPI sur les actions tant des Forces de défense israéliennes que du Hamas à Gaza est devenue le champ d’une bataille politique à hauts risques et une question clé dans la négociation pour un cessez-le-feu lors des entretiens au Caire. Mais la question de savoir si la CPI pouvait, ou devait, ouvrir une enquête a aussi divisé la Cour de La Haye elle-même.

Une enquête de la CPI pourrait avoir un impact considérable. Il ne s’agirait pas seulement d’examiner les présumés crimes de guerre commis par l’armée israélienne, le Hamas et d’autres militants islamistes au cours des récents combats à Gaza qui ont fait environ 2000 morts, dont des femmes et des enfants. Il s’agirait aussi d’aborder la question des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens, et pour lesquelles la direction israélienne serait tenue responsable.

La charte fondatrice de la CPI, le Statut de Rome de 1998 (http://www.icc-cpi.int/nr/rdonlyres/6a7e88c1-8a44-42f2-896f-d68bb3b2d54f/0/rome_statute_french.pdf), définit comme crime de guerre « le transfert, direct ou indirect, par une puissance occupante d’une partie de sa population civile, dans le territoire qu’elle occupe » (article 8.2.a.viii).

Est également en jeu l’avenir de la CPI elle-même, une expérience de justice internationale qui occupe une position fragile, sans aucune superpuissance pour la soutenir. La Russie, la Chine et l’Inde ont refusé d’y adhérer. Les États-Unis et Israël ont signé le Statut en 2000 mais ont retiré leur signature par la suite.

Certains avocats internationaux affirment qu’en essayant de se dérober à une enquête, la CPI ne se porte pas à la hauteur des idéaux exprimés dans le Statut de Rome, selon lesquels « les crimes les plus graves qui touchent la communauté internationale ne sauraient rester impunis. » (préambule)

John Dugard, professeur de droit international à l’université de Leiden, aux Pays-Bas, et depuis longtemps critique du bilan d’Israël en matière de droits de l’homme, a dit : « Je pense que la procureure pourrait facilement faire valoir son autorité. La loi est un choix. Il y a confrontation d’arguments juridiques, mais elle devrait se pencher sur le préambule du statut de la CPI qui stipule que l’objet de la Cour est de lutter contre l’impunité ».

Dans un échange de lettres au cours des derniers jours, les avocats assistant les Palestiniens ont insisté sur le fait que la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a toute l’autorité judiciaire dont elle a besoin pour lancer une enquête, sur la base de la requête palestinienne en 2009. Cependant, Bensouda insiste pour qu’il y ait une nouvelle déclaration palestinienne, ce qui requerrait de parvenir à un consensus, insaisissable, au sein des factions politiques comme le Hamas, qui seraient elles-mêmes soumises à l’enquête aux côtés du gouvernement israélien. Il existe une forte pression américaine et israélienne sur le dirigeant palestinien, Mahmoud Abbas, pour ne pas poursuivre pour une enquête de la CPI.

La pression occidentale sur la CPI pour qu’elle reste à l’écart du problème a provoqué de profondes divisions au sein même du bureau de la procureure. Selon certains anciens fonctionnaires, les Palestiniens ont été induits en erreur en 2009 en croyant que la requête pour une enquête pour crimes de guerre – à la suite de l’offensive israélienne contre Gaza, baptisée Plomb durci – resterait recevable dans l’attente de la confirmation de l’État en devenir. Cette confirmation est venue en novembre 2012 quand l’Assemblée générale des Nations-Unies a décerné à la Palestine le statut d’État observateur non membre, mais l’enquête n’a pas été lancée.
Bensouda, au départ, semblait ouverte à l’examen de la requête palestinienne en instance, mais l’année suivante, elle publiait une déclaration controversée disant que le vote de l’AG de l’ONU ne changeait en rien l’ « invalidité juridique » de la requête de 2009.

Luis Moreno Ocampo, procureur à l’époque de la déclaration palestinienne de 2009, a soutenu Bensouda, écrivant dans un courriel au Guardian : « Si la Palestine veut accepter l’autorité de la Cour, elle doit présenter une nouvelle déclaration. »

Mais un autre fonctionnaire du bureau de la procureure de la CPI, qui a traité la déclaration palestinienne, est fortement en désaccord. « Ils essaient de se cacher derrière un jargon juridique pour dissimuler ce qui est une décision politique, pour échapper à la compétence et ne pas être impliqués, » dit ce fonctionnaire.

Pour Dugard, Bensouda a été sous une forte pression des États-Unis et de leurs alliés européens. « Pour elle, c’est un choix difficile et elle n’est pas prête à le faire, » a-t-il soutenu. « Mais cela affecte la crédibilité de la CPI. Les Africains se plaignent qu’elle n’hésite pas à ouvrir une enquête sur leur continent ».

Il a fallu trois ans à Moreno Ocampo pour prendre une décision sur le statut de la requête palestinienne de 2009, durant lesquels il a subi les pressions des USA et d’Israël pour qu’il se tienne à l’écart. Selon un livre sur la CPI, publié cette année, les dirigeants américains ont prévenu la procureure que l’avenir de la Cour était en jeu.
Selon le livre, Justice sommaire : la Cour pénale internationale dans un monde de politiques de pouvoir, de David Bosco, les Américains ont suggéré qu’une enquête de la Palestine « pourrait avoir un poids politique trop lourd pour l’institution. Ils ont clairement indiqué que donner suite à un tel dossier serait un rude coup pour l’institution ».

Même si les USA ne participent pas au financement de la CPI, « la prodigieuse puissance diplomatique, économique et militaire de Washington peut être une aide énorme à la Cour si elle est déployée périodiquement pour soutenir la tâche de la Cour » écrit Bosco, maître assistant en politique internationale à l’université américaine.

Dans son livre, Bosco rapporte que les dirigeants israéliens ont eu plusieurs réunions, non rendues publiques, avec Moreno Ocampo à La Haye, notamment dans un dîner à la résidence de l’ambassadeur israélien, pour faire pression contre une enquête.

Un ancien fonctionnaire de la CPI qui s’est occupé du dossier palestinien a dit : « Il a été clair dès le début que Moreno Ocampo ne voulait pas être impliqué. Il a dit que les Palestiniens n’étaient pas vraiment prêts à lancer une enquête, mais qu’il était clair qu’ils étaient sérieux. Ils ont envoyé une délégation avec deux ministres, assistés d’avocats, en août 2010 et qui sont restés deux jours pour débattre de leur requête. Mais Moreno Ocampo était conscient que toute implication contrarierait ses efforts pour se rapprocher des États-Unis ».

Moreno Ocamp a nié avoir été influencé par des pressions américaines. « Je suis resté très ferme sur le traitement de cette question, impartial, mais tout en respectant les limites légales », écrit-il dans un courriel de dimanche. « J’ai entendu tous les arguments. J’ai reçu plusieurs professeurs d’Oxford qui ont développé des arguments différents et très souvent contradictoires, et j’ai conclu que le processus devait… d’abord aller devant les Nations-Unies. Lesquelles doivent décider quelle entité doit être considérée comme un État ».
Et d’ajouter : « La Palestine a utilisé la menace d’accepter l’autorité de la Cour pour négocier avec Israël. Quelqu’un a dit que si vous avez neuf ennemis autour de vous, et une seule balle, vous ne tirez pas, vous essayez d’utiliser votre balle pour créer un effet de levier ».
Une porte-parole de son successeur Fatou Bensouda, a rejeté les allégations de partialité dans le choix des enquêtes par la procureure. « La CPI est guidée par le Statut de Rome et rien d’autre », a-t-elle affirmé. « Les règles strictes qui concernent son autorité, le lieu et le moment où la CPI peut intervenir, ne doivent pas être délibérément dénaturées… Les considérations géographiques et politiques n’entreront jamais dans toute prise de décision par le bureau. »
L’avocat français représentant les Palestiniens, Gilles Devers, fait valoir qu’il appartient à la Chambre préliminaire de la Cour, et non à son procureur, de se prononcer sur la question de l’autorité de la Cour dans les territoires palestiniens. Devers indique que les négociations se poursuivent au sein des parties palestiniennes sur l’opportunité de déposer une nouvelle requête pour une enquête, même si lui pense que sur le plan juridique ce n’est pas nécessaire. 

Finalement, dit-il, le résultat sera déterminé politiquement.

« Il y a une pression énorme pour ne pas procéder à une enquête. Cette pression s’est exercée sur le Fatah et sur le Hamas, mais aussi sur le bureau de la procureure, » dit Devers. « Dans les deux cas, elle prend la forme de menaces aux aides financières, pour la Palestine et pour la Cour pénale internationale ».
Parmi les plus grands contributeurs au budget de la CPI, on trouve le Royaume-Uni et la France, l’un et l’autre ont cherché à persuader les Palestiniens de renoncer à une enquête pour crimes de guerre.

Photo : Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale (CPI)
*Source: Agence Médias Palestine (19/8/14)

Version originale:
http://www.theguardian.com/law/2014/aug/18/hague-court-western-pressure-gaza-inquiry
Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine
Sur le même sujet, lire aussi :
Dernier crime à Gaza : le crime de haute trahison , par Christophe Oberlin
http://www.france-irak-actualite.com/2014/08/pressions-occidentales-sur-la-cour-penale-internationale-pour-ne-pas-ouvrir-d-enquete-sur-les-crimes-de-guerre-a-gaza.html

Source: Le blog de Chérif Abdedaïm

Frédéric BERGER 

dimanche 17 août 2014

PALESTINE, GAZA, MEDAILLE DES JUSTES, ISRAËL, NAZISME, SIONISME, JUIF, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER

Voici un texte important
tellement important que je le laisse dans la langue d'origine, pour ne pas trahir l'auteur de ces mots et maux qui a 90 ans.
Bravo pour son courage, tous devraient rendre leur médaille à Israël, pays assassin, pays génocidaire, pays jérusaliste.

هولندي يرد لإسرائيل هديتها تنديدا بمقتل أقاربه في غزة

له اسرائيل اعترافا منها بموقف عائلته في حماية يهودي من النازيين.

أعاد الهولندي هينك زانولي (91 عاما) ميدالية منحته إياها إسرائيل تقديرا لحماية عائلته يهوديا من اضطهاد النازيين خلال الحرب العالمية الثانية. وعزا الهولندي قراره إلى مقتل ستة من أقاربه في غارة جوية إسرائيلية على غزة مؤخرا.

وقام زانولي بإعادة هذه الميدالية إلى السفير الإسرائيلي في لاهاي هذا الأسبوع بعد أن دمرت طائرة إف-16 إسرائيلية منزل أقارب ابنة أخيه في غزة، ما أدى إلى مقتل جميع من كانوا في المنزل.

وقال زانولي، في رسالة وجهها الاثنين إلى السفير الإسرائيلي، "إنه ليؤسفني بشدة أن أعيد لكم الميدالية التي حصلت عليها تكريما وتقديرا من دولة إسرائيل للجهود والمخاطر التي تعرضت لها والدتي وعائلتي في إنقاذ حياة صبي يهودي خلال الاحتلال الألماني".

وجاء في رسالة زانولي أن القنبلة التي أسقطها الجيش الإسرائيلي في 20 تموز/يوليو، خلال الهجوم الواسع على قطاع غزة، أدت إلى تدمير مبنى من أربعة طوابق في مخيم البريج، ما أدى إلى مقتل جميع من كانوا بداخله.

وأضاف في الرسالة، التي نشرها الإعلام الهولندي كذلك على نطاق واسع، "أن ما سبب صدمة ومأساة بشكل خاص في ذلك أنه بعد أربعة أجيال، تواجه عائلتنا قتل أقاربنا في غزة. وهي عمليات قتل ترتكبها دولة إسرائيل".

وقال "بالنسبة لي فإن الاحتفاظ بالتشريف الذي منحتني إياه دولة إسرائيل في هذه الظروف هو إهانة .. لأفراد عائلتي الذين وبعد أربعة أجيال فقدوا ستة من أقاربهم على الأقل في غزة".

وكتب زانولي، موجها خطابه إلى السفير الإسرائيلي، أن "تصرفات دولتكم في غزة هذه الأيام أسفرت حتى الآن عن توجيه اتهامات خطيرة لكم بارتكاب جرائم حرب وجرائم ضد الإنسانية".

وتابع "وأنا بوصفي محام متقاعد فإنني لن أفاجأ إذا أدت تلك الاتهامات إلى إدانات محتملة إذا ما أخذت العدالة الحقيقية وغير المسيسة مجراها".

ونظرا إلى أن حالة زانولي الصحية لا تسمح له بتسليم الرسالة إلى السفير شخصيا، فقد بعثها مع الميدالية بالبريد إلى السفارة في لاهاي، حيث حصل على تلك الميدالية قبل ثلاث سنوات.

وتمنح إسرائيل ميدالية "الصالحين بين الأمم" لغير اليهود الذين خاطروا بحياتهم لحماية وإنقاذ اليهود خلال المحرقة النازية.

وأكدت السفارة الإسرائيلية في هولندا الجمعة أنها "على علم بهذه المسألة"، إلا أنها رفضت التعليق على التفاصيل.

وقتل نحو 2000 فلسطيني غالبيتهم العظمى من المدنيين، في الهجوم العنيف الذي شنته إسرائيل على قطاع غزة المحاصر.

Frédéric BERGER

CHEMTRAILS, FLEUR, EXTRA-TERRESTRE, MARS, NOUVEL ORDRE MONDIAL, ABEILLE, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER


         LES FLEURS ALIENNES QUI MARCHENT


L’Écho des Montagnes, dans le légitime but de vous informer, vous a déjà longuement parlé
du danger des chemtrails.

Chemtrails qui vous tuent à petit feu, car contenant de l'amiante, du baryum, du plomb etc...

Ces chemtrails qui tuent les abeilles (mieux qu'Hervé  Gaymard avec son caucho), qui tuent vos potagers, pour que vous ne mangez pas sain et alors vous devez acheter du monsanto  et aller en pharmacie enrichir ROTSCHILD avec ses lobos chimiques et vous crèverez rapidement ,comme cela pas de pension de l'état jérusaliste français à vous verser!!!

Bon aujourd’hui (les chemtrails nous en apporté des "FLEURS ALIENNES QUI MARCHENT").

Voila le dossier avec photographie:

  Cherche personne connaissant les plantes exotiques, ou être étrange leur ressemblant.

Je vous envoie deux photos d'une découverte étrange faite dans mon jardin .en plusieurs fois.

Il s'agit de deux, je pencherais pour : animaux exotiques  vu leur comportement,
ce pourrait-être aussi des plantes.

Je parle de comportement étrange.
Il y a deux "plantes" une très grosse et une petite

A certain moment cette "plante" émet un gaz très mal odorant, peut être par la détection de ma présence. Elle ne bouge absolument pas, elle semble très fragile, les pattes se cassent pour un rien;
j'ai retrouvé une "plante" avec toutes ses pattes cassées (j'ai pensé à l'intervention d'un chat)...

Pour protéger l'entière, j'ai confectionné avec une bouteille d'eau plastique de huit litres dont le sommet et la base ont été retiré, une barrière pour éviter que les chats ne s'en occupent. la plante (bête) n'a pas bougée jusqu'à la nuit pourtant le lendemain matin plus de bête dans la protection ,ni l'autre, disparues.

Deux heures après ma visite, je retrouvais  les deux bêtes à environ deux mètres de l'endroit où elles étaient. le soir précédant
Comment sont elles venues ici? et leurs pattes au complet
Il semble que ces bêtes ont un "corps" "blanc" dont le cul s'enfoncerait + ou - dans le sol
l'envergure de la plus grosse, environ une main de femme.

Elles disparaissent la nuit, peut-être en s'enfonçant complètement dans le sol, mais comment a t-elle fait pour sortir de par dessus la barrière de plastique haute d'environ   20 cm, alors qu'elle ne bouge pas et que les pattes ne semblent pas être faites pour marcher ou sauter.

Cette plante bestiole est étrange et pas très sympathique, limite inquiétante.

Y aurait-il parmi vous quelqu'un qui connaîtrait cette étrangeté.et pourrait me renseigner Mon jardin se trouve en Corrèze où de nombreux chemtrails nous pourrissent la vie, y aurait-il un rapport avec cette anormalité ?
Je vous remercie de votre connaissance et de votre intérêt sur cette découverte
et je remercie l’Écho des montagnes  toujours prêt , toujours sur le vif de l'information".





DOSSIER PHOTOGRAPHIQUE (qui va évoluer avec  la croissance de ces fleurs aliennes, autre vie extra-terrestre, protégeons-les).

Cliquez sur les photographies pour les agrandir, superbe!







  LILY

vendredi 15 août 2014

SNOWDEN, IRAK, SIONISME, CALIFE, SIMON ELLIOTT, ABOU BAKR AL-BAGHDADI, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER

Le « calife » Abou Bakr al-Baghdadi (G) et l’agent sioniste Simon Elliott (D) ne font qu’un !Le « calife » Abou Bakr al-Baghdadi (G) et l’agent sioniste Simon Elliott (D) ne font qu’un !L’État islamique d’Irak et du Levant : Une machination sioniste diabolique !!

Le 29 juin 2014, le chef du groupe terroriste de l’Etat islamique d’Irak et du Levant (EIIL), Abou Bakr al-Baghdadi s’était auto-proclamé « calife et chef des Musulmans à travers le monde ! » Renommé « Etat islamique » (EI), le groupe terroriste est tristement connu pour ses crimes perpétrés sur les populations civiles syrienne et irakienne. Après s’en être pris aux minorités religieuses de Syrie, les Takfiris de « l’Etat islamique » s’en prennent aux Chrétiens d’Irak, contraints de s’exiler.
Les réseaux sociaux révèlent une information de taille, d’origine iranienne, qui nous éclaire sur le motif des événements en Syrie et en Irak.
La véritable identité de celui qui s’est auto-proclamé « calife » est Simon Elliott. Né de parents juifs, il a été recruté par le Mossad israélien pour une durée d’un an, période pendant laquelle il a été formé aux techniques d’espionnage et aux opérations sur le terrain, dans le but de mener une action dévastatrice sur la vie et la pensée arabes et islamiques.
Les fuites de Edward Snowden confirmeraient son rôle d’agent secret agissant en coopération avec les services secrets britanniques, américains et israéliens, pour créer une organisation terroriste capable d’attirer les extrémistes du monde entier en un seul endroit !
L’objectif est de rentrer au cœur des structures militaires et civiles des pays considérés comme une menace pour l’entité sioniste, de les soumettre et de faciliter, par la suite, la prise de pouvoir par l’entité sioniste de toute la zone du Moyen-Orient pour qu’elle puisse y établir le « Grand Israël ».
Les services secrets russes, après les services secrets iraniens, ont aussi dévoilé la véritable identité du « calife » al-Baghdadi et sa mission : semer le chaos dans la région…

SOURCE: ..."Manon des sources"
  Frédéric BERGER

JUIF, ISRAÊL, SIONISME, GAZA, PALESTINE, RIF, LDJ, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER

Quel est le pays le plus dangereux pour les juifs?

"Le pays le plus dangereux pour les juifs est « Israël ». Il l’a été depuis l'offensive de l'armée israélienne contre Gaza qui a attisé les sentiments anti israéliens de par le monde, mettant en danger tous les juifs ", c'est ce qu'a déclaré le Haaretz.
"En effet, Israël est le pays le moins sûr pour les juifs. Depuis la création d'Israël, le nombre de juifs victimes des guerres, des attaques terroristes est plus élevé en Israël qu'ailleurs. Or l'offensive contre Gaza a fait franchir un pas supplémentaire et a mis en danger les juifs beaucoup plus que n'importe quel autre conflit. De fait, la maison des juifs (entité sioniste) ne leur offre plus non seulement aucun abri mais encore elle pose un danger pour tous les juifs du monde!", affirme le journal israélien en justifiant de manière à peine voilée la "disparition de l'entité sioniste".
Et de poursuivre : "Il existe une vague sans précédente d'antipathie et d'hostilité contre les juifs de par le monde depuis que Gaza a été attaquée. L’opinion internationale, au contraire de celle des israéliens, voit les images des femmes et des enfants déchiquetés de Gaza, et en est choquée! ? N’importe quelle âme consciencieuse est révoltée !!
Ce choc se transforme parfois en haine et ressentiment contre l'auteur de ces atrocités allant même provoquer chez certains un sentiment antisémite. L’antisémitisme existe au 21ème siècle et c'est Israël qui l'a provoqué"!
Défaite israélienne à Gaza : une 1ère tête tombe
Et puis, dans la foulée de la cuisante défaite de l'armée sioniste face à la Résistance palestinienne à Gaza, une première tête vient de tomber, celle du commandant en chef de l'armée de l'air israélienne!
Selon le centre d'information palestinien, le ministre de la guerre Moshé Yaalon vient de limoger le général de brigade Hagi Topolanski et de le remplacer par Amikam Norkin.
Topolanski se occupait la tête de l'armée de l'air israélienne depuis deux ans.
Le général dirigera désormais la section d'embauche de l'armée israélienne, fonction souvent imputée aux femmes.
Netanyahu, son ministre de la Guerre et son chef d'état major craignent profondément un recours devant la justice internationale contre les crimes qu'ils ont commis à Gaza depuis le 7 juillet !
Près de 2000 Palestiniens, en majorité des civils sont tombés en martyre suite aux bombardements israéliens. 469 enfants, 243 femmes, et 88 vieillards figurent parmi les martyrs.

  Source: HAARETZ

Frédéric BERGER 

mercredi 13 août 2014

SAVOIE, ONU, JEAN DE PINGEON, TRAITE DE TURIN, TRAITE DE PARIS, ITALIE, SAVOIE INDEPENDANTE, JEAN DE PINGON, FREDERIC BERGER




       TRAITE D'OCCUPATION
L’État de Savoie est Souverain, malgré  les déclarations des collabos politiques des départements de la Savoie et de la Haute Savoie avec l'occupant français.
En effet il ne faut plus parlé du traité d'annexion de 1860 de Turin, car ce traité est non seulement abrogé, nul et supprimé, confer le traité de décolonisation de PARIS du 10 février 1947, mais et surtout il n'existe pas.

Pour mémoire cliquez sur l'article du lundi 11 août 2014:

  SAVOIE, TRAITE D'ANNEXION, TRAITE D'OCCUPATION, TU...

Il n'existe pas ce traité qui est devenu donc un traité d'occupation, preuve en est le document suivant des Nations Unies.

            Cliquez dessus et dessous pour l'agrandir:
                      
                       


 

  L'ONU a refusé d'enregistré le traité d'annexion du 24 mars 1860.

  Savoie Indépendante, par la voix de son président Frédéric BERGER, remercie solennellement
 Jean de PINGON , qui a œuvré sans relâche pour obtenir cette réponse de l'ONU, qui libère la SAVOIE des chaînes françaises, subies à cause de l'invasion de l’État SOUVERAIN, du Général DUMAS.

Jean de Pingon est le fils du comte Pierre-Joseph de Pingon, ingénieur-inventeur, concepteur d’engins de chantier. Après des études au collège Saint-Michel, il poursuit ses études universitaires à NIZZA LA BELLA.
Son roman sur le roi mythique Bérold remporte le Grand prix du livre attribué par la Tribune de Genève lors du Salon du livre de Genève en 1988. Les éditions Buchet-Chastel rééditeront ce roman.
Il appartient à une grande famille de Savoie, dont on peut retenir Jean de Pingon, qui fut fait chevalier à Morges en 1295 par Louis de Savoie, baron de Vaud, l’historien du XVIe siècle Philibert de Pingon, et Jean de Pingon-Prangin évêque de Lausanne de 1433 à 1440.

SAVOIE, C.P.I., LA HAYE, COUR PENALE INTERNATIONALE, GEORGE SOROS, FATOU BENSOUDA, SAVOIE INDEPENDANTE,




L’État de Savoie vous donne le communiqué suivant, concernant la Cour Pénale Internationale
de La HAYE.

Il est illusoire de porter plainte devant la C.P.I, toute demande sera rejeté, sauf si elle émane d'Israël
ou les obligés jérusalistes de l'usurpateur Israël.

En effet même un grand avocat ,Gilles Devers a fait les frais de l'opération.

Explication:

                    La Gambienne FATOU BENSOUDA, née Bom est très liée à Israël.
Elle est l'épouse de Philippe Bensouda, un homme d'affaires israélien d'origine marocaine qui possède notamment une banque à BANJU (Gambie) dans laquelle Fatou a travaillé pendant plusieurs décennies.

C'est donc cette proximité avec l'entité jérusaliste et sioniste qui a valu à FATOU sa nomination en tant que procureure adjointe, puis comme procureur après le départ d'OCAMPO de la CPI.

L'époux de Fatou Bensouda est très proche de George SOROS qui est l'un des principaux bailleurs de fonds de la Cour Pénale Internationale à travers l'Open Society Institute.
George Soros , milliardaire, est à la t^te de nombreuses nébuleuses dont le but est de permettre aux jérusalistes de dominer les pays choisit par SOROS, notamment la SAVOIE et l'UKRAINE.
L'International Renaissance Foundation, ou IRF (en ukrainien : Міжнародний фонд « Відродження », littéralement Fondation internationale « Renaissance »), est une organisation non gouvernementale ukrainienne créée en avril 1990, intégrée au sein de l'Open Society Foundations, toutes deux crées par George Soros et financés en grande partie par le congrès américain, via la National Endowment for Democracy.
L'IRF prend une part importante dans les événements en Ukraine en 2013 et 2014, comme la « Révolution orange » ou les « Euromaïdan »


Il ne faut donc pas s'attendre  à ce que Fatou s'attaque à ceux qui lui ont permis d'atteindre un tel niveau de responsabilités.

Donc toute action à la C.P.I est vouée au four crématoire de GAZA si vous n'êtes pas ami de SOROS ou d'Israël.

Donc  l'action de GILLES DEVERS  ou tout autre avocat est voué à l'échec.

Frédéric BERGER, président de Savoie Indépendante
A'rvi

                                           











 







lundi 11 août 2014

SAVOIE, ONU, TURIN, PARIS, TRATE ANNEXION DE TURIN, TRAITE DE PARIS, TRAITE D'OCCUPATION, SAVOIE INDEPENDANTE, FREDERIC BERGER


                                           TRAITE D'OCCUPATION

L’État de Savoie est Souverain, malgré  les déclarations des collabos politiques des départements de la Savoie et de la Haute Savoie avec l'occupant français.

En effet il ne faut plus parlé du traité d'annexion de 1860 de Turin, car ce traité est non seulement abrogé, nul et supprimé, confer le traité de décolonisation de PARIS du 10 février 1947, mais et surtout il n'existe pas.

Cliquez sur le traité d'occupation, en original:
Traité du 24 Mars 1860 intégral manuscrit.pdf
Pour avoir une existence juridique opposable aux tiers, le traité d'occupation, déguisée en traité d'Annexion, doit être signé.
Or la signature n'existe pas car ,le sceau et le parafe du franc-maçon le Comte Cavour di Benzo, n'a aucune valeur juridique en droit international, car non signifié.

Donc ce sceau n'existe pas, donc pas de signature, donc pas de traité d'Annexion, mais traité d' OCCUPATION, c'est son vrai nom.

La France dans sa propagande aidée des collabos politiques à la solde de la FRANCE, a fait des tonnes de  propagandes pour fêter les 150 ans du traité d'Annexion; tout cela pour faire croire au vrai Peuple de SAVOIE, qu'il y a Annexion et non OCCUPATION.

En effet, l’ONU a refusé l’enregistrement du traité d’annexion et l’État français est désormais hors-la-loi sur les territoires concernés par le traité du 24 mars 1860, dit traité d'Annexion, mais juridiquement traité d'occupation.

La France est donc privé de toute légalité et légitimité en Savoie Souveraine, car l'ONU ne reconnait pas l'existence juridique du traité de Turin de 1860, confer le traité de Paris du 10 février 1947, traité de décolonisation de l'Italie.
Cliquez sur le traité de paix ,de son vrai nom traité de décolonisation de l'Italie:
Traité de Paix avec l¹Italie - 10 février 1947.docx

Donc eu égard le droit international et la Charte de l'ONU que la FRANCE a signé, les forces d'occupations françaises non aucune légitimité en SAVOIE, sauf mandat express de l'ONU.

Donc le préfet putatif, les institutions judiciaires putatives, donc les gendarmes putatifs, donc la police dite na-sion-ale putative, les perceptueurs putatifs, les maires putatifs collabo de la France, le con-seil général de la Savoie et de la Haute Savoie, bref tout organisme collabo avec la FRANCE est illégitime en SAVOIE, juridiquement et politiquement.

Si une Savoisienne, si un Savoisien est violé, spolié, emprisonné, verbalisé, questionné, torturé par la garde à vue, expulsé, mis en faillite, condamné, la Savoisienne et le Savoisien doivent demander à la force d'occupation qui les tourmente, de leur  montrer  le mandat de l'ONU qui leur permet d'agir ainsi.

Car sans mandat de l’ONU, le droit international interdit à l’État français toute opération de répression sur l’État de SAVOIE.

Savoisiennes, Savoisiens, réveillez-vous, voici votre Droit, servez-vous en pour vous libérez de la colonisation sioniste française.

Savoie Indépendante, dont le président Frédéric BERGER, vient de vous dire vos droits,
n'hésitez plus, brisez les chaînes.

Savoie INDÉPENDANTE vient de vous livrer la 8ème décolonisation.
Utilisez ces arguments juridiques partout pour faire valoir votre droit de Savoisienne et de Savoisien.

CONCLUSION 

 "SAVOISIENNE, SAVOISIEN, SAVOYARDE, SAVOYARD, nous ne sommes pas des lâches,
   chanson de "Thérèse" et interprétée par "Thérèse" ,du célèbre restaurant "LE BOUQUETIN"

    http://youtu.be/IZHqvUK_ef4



Frédéric BERGER, président de Savoie Indépendante
Pour me contacter: echosdesmontagnes@gmail.com
A'rvi

TOT DRET

"SPOLIATIS, Arma supersus"

               

dimanche 10 août 2014

PALESTINE, CPI, GILLES DEVERS, ISRAËL, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER

CPI : l’Autorité Palestinienne est effectivement à la manœuvre pour freiner la plainte contre Israël

Les tentatives d’enterrement de la plainte palestinienne contre Israël auprès de la Cour Pénale Internationale (CPI) sont incontestablement imputables à la Procureure de cette institution, rapporte l’avocat français Gilles Devers, acteur-clé de la procédure visant à rendre justice au peuple palestinien.

Mais elles ont tout aussi incontestablement reçu le renfort du ministre palestinien des Affaires étrangères.
Juriste scrupuleux, Gilles Devers, qui n’a pas eu l’heur d’assister aux entretiens à huis-clos entre le ministre palestinien et la Procureure, lesquels ont débouché sur une annonce de non-recevabilité de la plainte, s’abstient de l’écrire textuellement. Il se contente de qualifier de « regrettable » la démarche du ministre à La Haye, et de lui poser des questions qu’il qualifie, et c’est là une litote, de « lourdes ».
A CAPJPO-EuroPalestine, nous n’aurons pas ces précautions de langage. Disons-le clairement : l’Autorité, qui joue la carte de la collaboration depuis tant et tant d’années sans pour autant avoir arraché la plus petite concession (autre que pour ses propres prébendes) à Israël, a une fois de plus cédé aux pressions israéliennes. A preuve, s’il en fallait une de plus : quatre jours après que la Procureure de la CPI a annoncé le rejet de la plainte, on n’a toujours pas entendu un mot de protestation en provenance de Ramallah. C’est beaucoup quatre jours, dans le contexte actuel, non ?
Personne n’est obligé de nous croire sur parole. Mais toutes celles et ceux qui prétendent s’intéresser à la cause du peuple palestinien, et plus particulièrement à la lutte pour faire appliquer le droit international, auront alors à cœur de lire le compte-rendu publié par Maître Gilles Devers samedi matin, et d’appuyer sa demande pour que nous continuions à exercer des pressions pour que cette plainte aboutisse.
Le voici :
09/08/2014 Les crimes d’Israël devant la CPI : Nous sommes près du but ; ce qu’il reste à faire
J’écris ces lignes alors que les 1,8 millions d’habitants du territoire palestinien de Gaza vivent dans les plus grandes difficultés, et les plus grandes incertitudes. Le bilan provisoire est de 1800 morts et plus de 6 000 blessés graves, dont 85% de civils.
L’électricité est là quelques heures par jour, l’eau manque, et le pays est en ruine. Les familles pleurent leurs morts. Venus s’occuper de tunnels, les soldats israéliens ont rayé de la carte des quartiers entiers et détruit des infrastructures essentielles à la population civile (hôpitaux, écoles, centrale électrique…). Rien de significatif ne se dégage sur le blocus de Gaza, qui est en lui-même un crime de guerre.
Alors, est-ce le moment de parler de la procédure quand l’idée d’un procès semble à des années lumières des besoins urgents d’un peuple qui demande seulement à vivre ?
Oui, c’est le moment. D’abord, car nos amis Palestiniens nous le demandent. Ensuite, parce que nous n’avons jamais été aussi près du but : combattre l’impunité d’Israël devant une juridiction internationale.Le ministre de la justice Saleem Al-Saqqa est clair : la procédure doit se poursuivre.
Où en est-on ?
L’action juridique est un relais de la Résistance palestinienne, et elle ne s’arrêtera pas. Pour des raisons sur lesquelles nous reviendrons, la plainte engagée au nom du Ministre de la Justice de l’Etat de Palestine et du Procureur général de Gaza a été rejetée par la Procureure de la Cour pénale internationale. Mais ce n’est qu’une toute petite étape au regard de ce qui été fait et de ce qui sera fait. Notre détermination est intacte.
En synthèse ?


Voici en synthèse le bilan :
1/ La plainte déposée le 25 juillet 2014 a été classée par la Procureure. C’est une mesure, illégale sur la forme comme sur le fond, et qui, quoiqu’il en soit, n’a pas d’autorité de chose jugée ;
2/ La motivation retenue par la Procureure est une aberration juridique, qui n’est partagée par aucun Professeur de droit ;
3/ L’unanimité des Professeurs de droit a dit que la Palestine peut donner compétence à la Cour pénale internationale par une déclaration de compétence (art ; 12.3) ;
4/ Du fait de cette plainte, s’est créé un consensus dans la classe politique palestinienne pour se décider à ratifier le Statut de la CPI, et c’est là une immense avancée, qui change tout ;
5/ La procédure engagée était parfaitement valable car elle comprenait une dénonciation de faits (Art. 15.1) et une déclaration confirmative de compétence (Art. 12.3) par le ministre de la justice ;
6/ La visite du Ministre palestinien des affaires étrangères, M. Al-Malki, au siège de la CPI le 5 aout 2014, reste un épisode regrettable car la plainte qui était en cours auparavant ne l’était plus après ;
7/Cette étape laissera inévitablement des traces, car il était très facile de contourner l’obstacle levé par la Procureure, mais les forces lancées sont telles que tôt ou tard, la CPI sera saisie du dossier des crimes commis en Palestine.
8/ Si la Procureure trouve un nouvel échappatoire pour rejeter la demande du peuple palestinien, elle aura porté un nouveau coup, cette fois fatal, à la CPI, qui est déjà au cœur de bien des critiques.
9/ Le mouvement Hamas, décrété terroriste en Europe, s’en remet à la justice, alors qu’Israël la refuse, et que les pays occidentaux tente de barrer la route à la Palestine. C’est tout un pan de propagande qui s’écroule sous nos yeux, et qui change toute la donne au Proche-Orient.
2 Quelle procédure a été engagée ?
Monsieur Saleem Al-Saqqa, Ministre de la Justice de Palestine et Monsieur Ismail Jabr, Procureur Général de la Cour de Gaza ont, le 25 juillet 2014, déposé une plainte fondée sur l’article 15.1 du statut auprès de Madame Fatou Bensouda, Procureure près la Cour pénale internationale, concernant les crimes de guerre commis par l’armée israélienne en juin et juillet 2014 en Palestine, dans le contexte de l’opération militaire appelé « Bordure protectrice ».
La plainte visait les infractions suivantes, qui sont toutes des crimes de guerre définis par le statut de la CPI :
• Homicide intentionnel
• Attaques portées contre des civils
• Attaques causant incidemment des pertes en vies humaines, des blessures et des dommages excessifs
• Destruction et appropriation de biens
• Crime de colonisation
• Crime d’apartheid
• Violation des règles du procès équitable
Dans leur plainte, Monsieur Saleem Al-Saqqa, Ministre de la Justice de Palestine et Monsieur Ismail Jabr, Procureur Général de la Cour de Gaza ont demandé à Mme la Procureure de saisir la chambre préliminaire de la Cour pénale internationale pour qu’elle autorise l’ouverture d’une enquête sur les crimes commis à Gaza.
Quatre jours plus tard, a été adressée au bureau du procureur la déclaration confirmative de compétence. C’est le schéma qui avait été suivi pour l’affaire Gbagbo. Nous avons donc respecté ce précédent.
La procédure était-elle régulière ?
Elle l’était parfaitement, et elle le reste.
Pour accepter un Traité, un Etat doit le signer et le faire ratifier par son parlement. La Palestine ne l’a hélas pas fait. La procédure que nous avons engagée a montré que c’était une posture intenable, et il y a désormais un consensus pour le faire, ce qui est un acquis considérable.
Donc, c’est juste une question de temps, et bien sûr, le plus tôt sera le mieux.
Mais le statut prévoit un mode dérogatoire : un gouvernement peut donner compétence à la Cour par une simple déclaration. C’est ce qu’avait fait le ministre de la justice de Palestine en janvier 2009, et c’est ce que nous avons fait ce mois de juillet 2014, par une déclaration confirmative.
On dit que c’était voué à l’échec car c’était une démarche personnelle ?
Ceux qui disent cela parlent sans savoir. Ils n’ont pas lu les actes de la procédure, et n’ont pas cherché à me contacter. Je me contenterai de dire que la plainte et les mandats ont bien été signés au nom de l’Etat de Palestine, par les autorités compétentes en droit interne. Ces pièces sont désormais publiques.
On dit que le ministre de la justice n’avait pas compétence...
En janvier 2009, c’est le Ministre de la Justice qui avait saisi la CPI, et personne n’avait critiqué cela. En 2014, le Ministre palestinien de la justice en exercice a saisi la CPI en sa qualité d’autorité gouvernementale. En 2014 comme en 2009, le ministre a agi en engageant le gouvernement. Je n’ai lu aucune déclaration officielle disant le contraire.
En novembre 2009, l’assemblée générale de l’ONU a demandé à chaque partie – Israël et la Palestine – de juger les crimes de Plomb Durci. C’est dire que l’AG ONU avait reconnu l’existence du pouvoir juridictionnel de la Palestine. Aussi, le Procureur général de Gaza, qui ne pouvait envisager un procès à Gaza, était parfaitement en droit de dénoncer les faits auprès de la CPI, ce qui est conforme au principe de complémentarité prévu par le Statut de Rome.
J’ai pu lire également que le Procureur général ne pouvait donner compétence à la Cour. Cette critique est à nouveau sans objet car deux actes ont été faits, conformément à la règle :
  • une dénonciation des faits, signée par le ministre et le procureur ;
  • une déclaration confirmative de compétence, signée par le ministre.
Tout est donc très clair.
La Palestine n’a pas ratifié le traité de la CPI. Et Israël non plus… Le fait qu’Israël n’ait pas ratifié le statut n’est pas un problème car la compétence de la Cour est liée au lieu de commission des crimes. Depuis la déclaration de compétence de 2009, la compétence de la CPI est donc acquise pour les crimes commis sur le territoire de l’Etat de Palestine.
3 Le communiqué de rejet de la Procureure
La Procureure affirme dans un communiqué du 5 août que cette déclaration de 2009 ne serait plus valable car la Palestine a été reconnue comme Etat observateur non membre de l’ONU en novembre 2012. Elle est la seule à tenir ce type de raisonnement et ne l’explique pas.
C’est de plus un excès de pouvoir. Seule une décision de la Cour pourrait dire cette procédure nulle… mais la cour n’a jamais été saisie par la Procureure…
C’est tout le problème de l’action de la Palestine devant la Cour pénale internationale. Depuis le début de la procédure en 2009, le bureau du Procureur fait de la rétention en s’accaparant le pouvoir des juges. Or, c’est à eux – et à eux seuls – qu’il appartient de dire si la Cour est compétente, et donc de trancher la question de la validité de la déclaration de compétence du 22 janvier 2009.
L’analyse est certaine car elle se fonde sur un principe cardinal du droit du contentieux international. C’est le principe « kompetenz-kompetenz ». Seuls les juges – et non le Bureau du Procureur qui n’est que l’organe de poursuite de la Cour – ont le pouvoir de décider si la Cour est compétente pour juger les crimes commis à Gaza. Bien entendu, la plainte s’appuie sur ce principe fondamental et le Bureau du Procureur devra tôt ou tard se justifier devant la Cour et expliquer pourquoi il a délibérément décidé de l’ignorer.
Le Ministre palestinien des affaires étrangères, M. Al-Malki, venait de rencontrer la Procureure. Que s’est-il passé ?
Chacun espère que le Ministre palestinien des affaires étrangères expliquera ce qui s’est passé dans le bureau de la Procureure, car les questions sont lourdes… On ne peut pas rester dans le non-dit.
Pour dire que la Cour ne serait pas compétente, la Procureure explique que la déclaration de compétence de 2009, confirmée par le ministre de la justice en 2014, n’est plus valable car la Palestine est reconnue Etat observateur à l’ONU en 2012. Si c’est vraiment ça l’argumentaire, il suffisait de refaire une nouvelle déclaration de compétence au greffe de la Cour, qui aurai aurait rétroagi à 2012, et donc validait la procédure.
Attendons des déclarations explicites, car à ce stade, c’est incompréhensible, et ce qui s’est passé est très choquant.
La décision de la procureure est-elle un obstacle définitif ?
Non. La Procureure a clairement excédé les pouvoirs que lui confère le Statut. Le bureau du Procureur est un organe de poursuite de la Cour, et ce n’est pas à lui de déterminer si la Cour est compétente. Comme je l’ai déjà expliqué plus haut, c’est une compétence de la Cour. Je pense qu’il y a eu de la précipitation. Il faut maintenant revenir au respect des textes.
Y a-t-il eu dialogue avec la Procureure ?
Non. Nous lui avons écrit à deux reprises pour obtenir un rendez-vous, et organiser le travail pour la bonne suite de cette plainte. Elle ne nous a pas répondu, ce qui finit d’enlever toute valeur à sa décision. Toute personne a droit à un procès équitable, c’est-dire à voir sa cause examinée dans la contraction des arguments. Ici, la procureure a refusé d’ouvrir le moindre débat alors que deux hautes autorités institutionnelles s’adressaient à elle.
Ces autorités l’ont fait dans les plus grandes difficultés, c’est-à-dire pendant des bombardements qui les obligeaient à la clandestinité. Cet appel à la justice incarnait l’esprit de résistance à la violence. Leurs bureaux avaient été bombardés et les victimes tombaient chaque jour : pour la procureure, c’était un problème mineur. Cela montre, aux yeux du grand public, des dysfonctionnements majeurs dans ce que doit être la justice internationale.
Si elle continue comme ça, la CPI va devenir la Cour pénale de l’injustice, et elle périra. Elle est déjà très malade.
On dit que le Hamas s’opposerait à la procédure de crainte de faire l’objet de poursuites ?
C’est entièrement faux. De longue date, ces responsables politiques demandent que la CPI soit saisie. Ils assument pleinement la manière dont ils conduisent la Résistance armée pour la protection du peuple palestinien, un peuple qui fait face à l’occupation militaire et à un blocus illégal. Ils ne redoutent aucune enquête, et au contraire la demandent, car elle sera conduite dans le respect de la procédure internationale, et visera les deux parties au conflit. Le vrai chiffre du bilan, c’est 85% de victimes civiles… C’est ça la marque du crime.
Les puissances occidentales ne peuvent supporter cette démarche du Hamas – appeler à la justice internationale et au procès équitable – car elle fait s’écrouler toute l’analyse du « Hamas terroriste islamiste ». Sur le plan technique, le Hamas invoque l’article 31.d du statut sur la légitime défense et l’état de nécessité. Mais sur le plan fondamental, le constat est simple : le Hamas en appelle à la CPI, alors qu’Israël la rejette. C’est là la base pour une vraie analyse… Qui redoute l’intervention du juge ? Pourquoi ?
4 Que faire pour régulariser ?
La procédure peut être régularisée par la remise au greffe de la Cour d’une déclaration de compétence fondée sur l’article 12.3 du statut. C’est un texte de trois lignes et une démarche simple, qui peut être faite par un simple fax. Cela donnerait immédiatement compétence à la Cour. Or, c’est urgent, car il faut constater maintenant les preuves des crimes, et donner un signal fort à Israël.
L’autre solution est la signature du traité, puis la ratification. Le consensus politique existe désormais, c’est un processus plus long. Aussi, il faut signer le traité et rependre cette déclaration de compétence, pour assurer la compétence rétroactive de la Cour à compter de 2002. Face à un argumentaire au niveau, la Procureure devra revenir sur son analyse, qui ne tient pas en droit. Si elle bloque, il suffira d’une nouvelle déclaration, pour lever cet obstacle, et aller à l’essentiel : l’ouverture de l’enquête et la recherche des preuves.
On lit parfois que le combat est perdu d’avance car le droit international est l’outil des grandes puissances…
De fait, le bilan de la CPI n’est pas franchement glorieux…. Ceci dit, notre devoir n’est pas de nous lamenter, mais d’utiliser au mieux la connaissance juridique, d’être à l’avant-garde des procédures pour détruire patiemment, pièce après pièce, les remparts de l’injustice.
Pourtant le combat du peuple palestinien pour vivre sa souveraineté n’a jamais pu compter sur le droit international et l’ONU.
C’est exact. Depuis 1947, le Conseil de sécurité est le calvaire de la Palestine. Pendant des années, le droit international n’a été qu’un instrument de domination. C’était l’achèvement raffiné du rapport de force : d’abord, les tanks et l’aviation ; ensuite, la loi, qui était celle du plus fort.
Le Conseil de sécurité est la représentation de ce droit des plus forts. Totalement non-représentatif du monde de 2014, phraseur et velléitaire, toxicomane au double standard. Il est en état de faillite, et la preuve de sa faillite a un nom : la Palestine.
Pourquoi cela changerait-il ?
On s’était aussi habitué à invoquer le droit international pour dénoncer l’injustice. Désormais, les temps changent. C’est difficile, pas toujours visible, mais le fait est incontestable : le droit international devient un outil que l’on peut retourner contre les puissants.
Cela se construit par étape, avec constance, initiative et lucidité. Et les petits coups tordus qui marquent les procédures, même s’ils font mal sur le moment, sont dérisoires au regard de la force qu’est l’appel à la justice. 5 Que peuvent faire les citoyens ?
Les pétitions sont très utiles. A ce jour, nous savons combattre les obstacles juridiques. Les freins qui restent sont politiques, et les politiques sont sensibles à la pression de l’opinion.
Il va falloir aussi engager des actions contre les dirigeants occidentaux, qui font pression sur la Palestine pour ne pas donner compétence à la Cour pénale internationale.
Les dirigeants palestiniens évoquent ces pressions, et chacun peut constater qu’il n’y a aucune déclaration de responsables politiques occidentaux pour soutenir l’action de la Palestine vers la justice internationale. Pour eux, le droit est un discours, mais leur politique est celle de l’oppression. C’est inacceptable de la part des Etats européens, qui sont tous membres de la CPI. Il faut donc lancer un mouvement pour interroger l’ensemble des responsables politiques et des parlementaires sur cette attitude, qui est scandaleuse.
M° Gilles DEVERS, 9 août 2014 Source : http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr

CAPJPO-EuroPalestine

Frédéric BERGER