Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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samedi 31 mai 2008

FATAH, AUTORITE PALESTINIENNE, les ELECTIONS DE CISJORDANIEET LE HAMAS

L'ECHO des MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, pense que le FATAH ne doit pas être mélangé avec l'autorité palestinienne; ces deux entités sont différentes.
Explications.

Les jeunes du Fatah ne veulent pas être confondus avec l’Autorité Palestinienne

Publié le 30-05-2008


" Il y a un vrai ménage à faire dans le Fatah " : Entretien de Julien Salingue avec Ala Saadi, Vide-Président de l’organisation de jeunesse du Fatah, Shabiba, en Cisjordanie

Ala Saadi, 27 ans, est le Vice-Président de l’organisation de jeunesse du Fatah, Shabiba, en Cisjordanie. Il est également l’un des secrétaires du Fatah pour la ville de Jénine. Dans cet entretien il revient sur les élections étudiantes en Cisjordanie et sur la campagne de la Shabiba. Il expose ensuite sa vision des choses quant aux nécessaires changements, tant stratégiques qu’organisationnels, qui devraient s’opérer au sein du Fatah.

Quel bilan tires-tu des résultats des élections étudiantes dans les Universités de Cisjordanie ?

Pour Shabiba c’est une victoire importante. Pour la première fois depuis bien longtemps nos listes sont arrivées en tête dans l’ensemble des Universités 1. Cela montre que nous avons su faire une bonne campagne et que les étudiants nous ont fait confiance.

Justement j’ai eu l’occasion de me rendre dans plusieurs Universités à l’occasion des élections. J’ai trouvé que le matériel de campagne et les mots d’ordre de Shabiba étaient particulièrement radicaux et offensifs vis-à-vis d’Israël. Ce qui m’a en partie surpris étant donné qu’Abu Mazen conduit actuellement des négociations avec le gouvernement israélien…

Je vois de quoi tu parles. Je sais que tu étais notamment à Béthléem 2 et à Hébron au moment des élections. A Béthléem nous avons choisi trois figures du Fatah pour illustrer notre campagne : Abu Jihad 3, Marwan Barghouthi 4 et Abu Ammar [Yasser Arafat].

Nous avons choisi Abu Jihad car c’est une figure très populaire de l’histoire de la lutte du peuple palestinien et que les élections se déroulaient au moment de l’anniversaire de son assassinat par Israël. C’était donc un moyen non seulement de rappeler ce qu’est le Fatah mais aussi de se souvenir d’un de ses grands dirigeants.

C’est pour le même genre de raison que nous avons décidé de mettre en avant Marwan Barghouthi. Lui aussi est une figure de notre lutte et il a été arrêté à peu près 6 ans jour pour jour avant les élections à Béthléem. C’est aujourd’hui le leader palestinien le plus populaire, notamment chez les jeunes.

Quant à Abu Ammar… Pas besoin de t’expliquer que c’est la figure du combat pour l’indépendance, que les Palestiniens n’oublieront jamais.

A Hébron nous avons choisi de mettre, sur nos affiches et nos tracts, uniquement des drapeaux palestiniens et des images de l’Intifada, qui symbolisent aussi, mais d’une autre façon, notre combat.

Peut-être aussi que les « grandes figures » du Fatah ne sont pas aussi populaires dans une ville ou le Hamas a remporté 9 sièges sur 9 lors des élections législatives de 2006…

Ecoute : une des forces de notre campagne est justement d’avoir su nous adapter aux réalités locales et de changer notre image et notre discours selon le moment où se déroulaient les élections et le lieu où elles se tenaient. A l’Université d’Abu Dis nous avons mis en avant la figure de Fayçal al-Husseini 5. Il a été un des leaders de l’OLP à Jérusalem, or l’Université d’Abu Dis est proche de cette ville et de nombreux étudiants y résident. Donc c’est une figure très populaire chez eux.

C’est justement parce que nous avons su avoir une bonne image, un bon discours, et que nous nous sommes adaptés selon les Universités, que les gens nous ont entendu et que nous avons pu emporter les élections en battant le Hamas.

Le Hamas ne s’est pas présenté partout : à Béthléem, Abu Dis et Jénine ils n’ont pas déposé de listes car ils craignaient des pressions sur leurs candidats, voire des arrestations.

Oui, je sais qu’ils racontent ça. Mais ce sont des mensonges. Nous leur avons dit et répété qu’ils n’auraient aucun problème et qu’ils pourraient faire leur campagne sans souci.

La vraie raison est autre. Le Hamas a une stratégie politique, un projet, une vision. Ils sont même, de ce point de vue, mieux organisés que le Fatah. Ils veulent être l’organisation majoritaire chez les Palestiniens. Et pour eux il n’est pas question de perdre des élections universitaires en Cisjordanie et d’avoir l’air d’être plus faible que le Fatah. En disant qu’ils craignent d’être arrêtés, ils espèrent au contraire attirer la sympathie des gens.

Les Universités où ils ne se sont pas présentés sont les Universités dans lesquelles ils savaient qu’ils allaient perdre. Ils ont organisé des enquêtes d’opinion et se sont présentés dans les Universités d’Hébron et de Bir Zeit, où ils étaient majoritaires dans les sondages. Mais même là ils n’ont pas gagné. Et ils ont été très surpris. S’ils avaient vraiment craint d’être arrêtés, pourquoi se seraient-ils présentés dans ces Universités ? C’est de la propagande, rien de plus.

Je comprends bien ce que tu veux dire mais tout de même, des arrestations ont eu lieu : en avril près d’une centaine de militants du Hamas ont été arrêtés en Cisjordanie, dont plusieurs dizaines de jeunes et d’étudiants… Et le lendemain des élections de Bir Zeit, c’est Murad As-Sanuri, la tête de liste du Hamas, qui a été interpellé à la sortie de l’Université…

Je suis au courant de certaines de ces arrestations mais je ne pense pas qu’elles étaient liées aux élections étudiantes. Et puis il ne faudrait pas oublier qu’à Gaza le Hamas a une attitude totalement anti-démocratique vis-à-vis du Fatah…

Revenons à votre campagne : Abu Jihad, Marwan Barghouthi, des images de l’Intifada… Tout cela suggère que l’orientation de la Shabiba est très combative. Ce sont des symboles forts : la lutte, voire même la lutte armée. Pourtant cela ne semble pas être aujourd’hui la ligne politique de la direction du Fatah et du Président Abu Mazen (qui ne figurait sur aucune de vos affiches), qui prônent seulement la négociation…

Tu dois savoir qu’il n’y a pas eu d’élections dans le Fatah depuis plus de 20 ans. Les leaders n’ont en réalité pas changé depuis plus de 40 ans. C’est un vrai problème. Aujourd’hui il y a plein de jeunes cadres, une nouvelle génération de leaders, à qui on n’a jamais donné sa chance. Ce sont des gens qui sont actifs, qui réfléchissent, et qui proposent des stratégies permettant de combiner le combat politique, la lutte armée et les négociations.

Il faudrait que les choses changent et que cette nouvelle génération puisse réellement prendre part aux décisions dans le Fatah, en étant notamment intégrés à ses instances dirigeantes.

Tu as fait remarquer qu’Abu Mazen ne figurait pas sur nos affiches. C’est tout simplement parce qu’il n’est pas aussi populaire que ceux que nous avons choisis. Abu Mazen n’a par exemple rien à voir avec Abu Ammar. Quand on allait lui demander de l’aide ou un service, Abu Ammar était toujours disponible, à l’écoute, et il aidait les gens. Abu Mazen est quelqu’un que l’on ne peut pas rencontrer, il met des semaines à envoyer des réponses, écrites, et en général négatives.

Marwan Barghouthi est un leader qui s’adresse aux gens, qui regarde vers le « bas ». Abu Mazen ne regarde que vers le « haut ». Il fait de la politique et du business. Il travaille seulement avec et pour le groupe qui l’entoure, qui représente les riches Palestiniens, la bourgeoisie. Pas pour le peuple.

Tu fais donc partie de ces gens du Fatah qui sont très critiques vis-à-vis de la direction de l’Autorité Palestinienne…

Attention je t’arrête… Je ne suis pas comme ces vieux dirigeants du Fatah qui dénoncent l’Autorité Palestinienne pour prendre leur place et faire la même chose. Crois-moi il y en a beaucoup.

Il y a un vrai ménage à faire dans le Fatah, et c’est à la jeune génération de s’en charger et de prendre des responsabilités. Je vais te donner un exemple : il y a deux ans la campagne de la Shabiba pour les élections universitaires à Abu Dis avait coûté 500 000 shekels [90 000 euros]. Nous soupçonnions un responsable du Fatah, influent dans la Shabiba à Abu Dis et donc en charge du suivi de la trésorerie de la campagne, d’avoir détourné de l’argent. Cette année je me suis moi-même rendu à Abu Dis pour m’occuper des dépenses : la campagne nous a coûté 160 000 shekels, soit trois fois moins ! Et nous avons fait plus de voix…

Comme quoi c’est possible, si les jeunes prennent des responsabilités, d’en finir avec un certain nombre de pratiques qui ont fait beaucoup de tort au Fatah et à l’Autorité Palestinienne et qui ont été exploitées par le Hamas.

Outre ce renouvellement dont tu parles, quels autres changements souhaiterais-tu voir survenir dans le Fatah ?

Il faut que nous redevenions une vraie organisation politique. La défaite aux élections législatives a eu au moins un effet positif : le Fatah a découvert qu’il ne pouvait se confondre avec l’Autorité Palestinienne.

L’Autorité Palestinienne, c’est le Gouvernement, la Présidence… C’est donc quelque chose qui doit représenter tous les Palestiniens. Le Fatah est un parti politique, qui doit se distinguer de l’Autorité. Nous devons avoir notre propre direction, notre propre programme, notre propre stratégie, distincte et surtout indépendante de l’Autorité Palestinienne.

Je risque de me répéter mais de tels changements ne seront possibles que si les nouvelles générations sont associées à la direction. Ce sera d’ailleurs l’un des enjeux et l’un des débats principaux lors de notre Congrès qui va enfin avoir lieu, dans quelques mois, à la fin de l’été ou à l’automne.

Une dernière question : depuis sa prison Marwan Barghouthi a, il y a quelques semaines, appelé à arrêter les négociations car elles ne menaient nulle part. Est-ce une nouvelle orientation politique ou une opération concertée avec Abu Mazen ?

Plutôt ta deuxième proposition… Enfin disons qu’il s’agit de réagir à ce qui s’est passé lors de la visite d’Abu Mazen aux Etats-Unis en avril. Il avait demandé au Président Bush de faire pression sur Olmert lors de sa visite en Israël pour les commémorations de l’Indépendance. Abu Mazen voulait que Bush mentionne le problème des colonies et parle de l’Etat palestinien dans son discours à la Knesset. Bush a refusé.

Marwan [Barghouthi] a alors réagi en disant que dans ces conditions cela ne servait à rien de négocier. Mais il ne s’agit pas de dire que les négociations sont abandonnées. Il s’agit plutôt d’essayer de « faire pression », avec nos moyens car nous sommes très isolés, et de dire que nous ne sommes pas prêts à accepter n’importe quoi.

Nous verrons comme les choses évoluent et si cette « menace » fonctionne. Si ce n’est pas le cas il sera peut-être alors temps d’aller au-delà des mots."

Notes

1. Au moment de l’entretien : Béthléem, Abu Dis, Bir Zeit, Jénine, Hébron. A noter que par la suite, à Bir Zeit, le Fatah, arrivé en tête des élections (25 sièges) a été mis en minorité au Conseil par un bloc constitué du Hamas (19 sièges), du FPLP (5 sièges), du Jihad Islamique (1 siège) et du PPP (1 siège).

2. Voir mon article sur les élections de Béthléem sur http://juliensalingue.over-blog.com/article-18842294.html

3. Abu Jihad, de son vrai nom Khalil al-Wazir, membre fondateur du Fatah, ancien n°2 de l’OLP, responsable de son aile militaire, assassiné par Israël le 16 avril 1988.

4. Marwan Barghouthi, un des fondateurs de la Shabiba, dirigeant du Fatah en Cisjordanie, inspirateur des Brigades des Martyrs al-Aqsa, arrêté par Israël en avril 2002 et condamné à la prison à vie.

5. Fayçal al-Husseini, membre de l’OLP, important acteur de la Première Intifada, membre du Commandement National Unifié du soulèvement, nommé au Haut Commandement du Fatah en 1994, représentant de l’OLP à Jérusalem (à la Maison de l’Orient) à partir de 1996, décèdé en mai 2001.



mercredi 28 mai 2008

CAMPS DE CONCENTRATION EN AMERIQUE des ILLUMINATI ET DES PROTOCOLES DE TORONTO DES SIONISTES ET DE BUSH G.W.

L'ECHO DES MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, vous parle des camps de concentration dans l'Amérique des "illuminati et des Protocoles de TORONTO".

MYTHE OU REALITE???????????






Bonjour

L'affaire des " camps de concentration américains " m'a beaucoup interpellée. Journaliste attachée à la véracité des faits, d'une honnêteté scrupuleuse et refusant tant les nouvelles à sensation que la propagande de la pensée Unique Libérale (que je dénonce par ailleurs dans mon autre blog sur la désinformation), j'ai donc mené mes propres investigations.

Au point où j'en suis, voici ce que j'ai trouvé, un document en Anglais, et un autre en Français. En l'état actuel des choses, dans le climat d'angoisse qui est celui de la société actuelle, soigneusement entretenu par Big Brother pour justifier ses lois liberticides et sa politique de contrôle et de domination, il semblerait que l'on ait tendance à amplifier la menace immédiate des camps de concentration.

En effet, des plans de sortes de camps de détention capables d'accueillir des milliers de personnes en cas de crise majeure ont été conçus par la Défense Américaine sous couvert de Protection civile - mais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. A l'heure actuelle, il y aurait plus de six cents camps d'internements civils répartis aux quatre coins des Etats-Unis. Et ces camps rappellent ceux de sinistre mémoire, avec leurs miradors, de bien curieux wagons, et des voies ferrées qui y conduisent.

Certes, bien que gardés en permanence par du personnel militaire, ils sont vides. Mais ils sont destinés à servir. Quand on connaît la conjoncture actuelle, et l'état mental des dirigeants américains, on peut se poser toutes sortes de questions. La crise financière, la nature du régime actuel, plus fasciste que démocratique, ou le fanatisme borné du Président et de la clique qui l'entoure, laissent présager le pire.

Tout ce que nous pouvons faire, c'est rester en alerte. Et nous renseigner à des sources fiables, naturellement sans faire confiance aux médias français, au service des marchands de canons qui les possèdent et du système Libéral Financier qui sévit sur la planète.


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Wondering how you and your family were going to get to camp? Right now the only way that the government will cop to is J.P.A.T.S. We'll explore other possibilities including white boxcars, buses and such but first...

In 1995, the air fleets of the Marshals Service and the former Immigration and Naturalization Service (INS) merged to create the Justice Prisoner and Alien Transportation System (JPATS). The merger created a more efficient and effective system for transporting prisoners and criminal aliens.. JPATS is one of the largest transporters of prisoners in the world - handling hundreds of requests every day to move prisoners between judicial districts, correctional institutions and foreign countries.

(..)


In addition to JPATS the CIA has a fleet of Gulfstream V's for secret kidnappings!

Alternative Transportation

(..) Along with this comes tales of UN or NATO troops currently training on US military bases to help US troops with rounding up all us liberals and other trouble makers. In addition to the above mentioned JPATS this group includes enough "special" white and black boxcars to hold 15 million US citizens plus another 20,000 boxcars we bought from China. Not to mention "white buses" and trucks pulling portable jails beyond that point it gets down right silly. Still considering what we've witnessed as well as what the US government has done to people in the past this is something you should at least be aware of. To see a satellite imagine of a prisoner train complete with white box cars go to Google Maps and put in the code: 48.238048,-113.530778 you can't go above the second click down.

OREGON

TEXAS

a. Gunderson Steel Fabrication holds the federal contract for the 100,000+ shackle-mounted boxcars.

b. In 2000, BUSH as candidate makes his way to VISIT Gunderson Steel Fabrication, (ostensibly (alibi) to give a t.v. speech about social security. Why a speech on social security had to be conducted from a shackled-boxcar manufacturing site, only Bush will know for sure...) "...Gunderson Steel Fabrication is under secret contract from the U.S. government to produce these prisoner boxcars. The company received an order from the federal government to build 107,200 full length railroad boxcars with the shackles inside. Gunderson has a satellite factory for making the boxcars with shackles in Texas. Interestingly, Gunderson became the launching pad where then-presidential candidate Governor George W. Bush introduced his plan for social security reform on May 16, 2000, a major part of the current president's platform. Apparently, Mr. Bush has some special personal relation with Gunderson."

c. 11 SUBCONTRACTORS IN SHACKLED-BOXCAR CONSTRUCTION PROJECT: Quotes taken from a lecture given by the late Philip Schneider, ex-NATO geologist who gave up his 1 million dollar a year retirement salary, who has blown the whole New World Order wide open. He is assassinated less than one year after he started talking, after many failed attempts to 're-hire' him. He was told he was doing 'irrevocable' damage to the New World Order by US intelligence agents who visited him in his Portland, Oregon apartment. "

d. PLUS, SHACKLED-BOXCARS ARE BEING SHIPPED IN FROM THE WORLD'S LARGEST POLICE STATE, CHINA:

(..)

e. NORTH AMERICANS, CANADA AND THE USA, MEET YOUR IMPORTED CRACK TEAM OF OCCUPATION TROOPS, ALREADY WELL TRAINED: INTERVIEW WITH SOME GERMAN NATO M.P.s who verify they were trained for future American marshal law plans. They mention German troops stationed in USA at Fort Bliss, Texas and Holloman AFB (New Mexico). These troops are formally associated with NATO, which has morphed in the past 10 years to become your (un)friendly post Cold War pre-emptive internationalized Nazi-esque attack organization, responsible for attacking Yugoslavia (illegal, under its own charter), and culpable in Iraq in 2003. They describe their training, and, they refuse to answer some pointed questions about whether they would fire to kill on American citizens. To this question, they refuse to answer this by losing all eye contact with the interviewer, cutting off the interview, getting gruff and stiff, turning, and simply walking off.

MONTANA:

(..)

NEW HAMPSHIRE:

(..)

NORTH CAROLINA:

"Reports from our sources also confirm that railroad boxcars fitted with shackles have been spotted in many locations throughout the U.S. in recent months, most prominently in Montana and Texas "


Justice Prisoner & Alien
Transportation System (JPATS)

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Les projets obscurs de la FEMA


Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la défense américaine, sous couvert de ses services de protection civile, conçoit des plans militaires dont certains prévoient des systèmes de camps de détention en mesure d’accueillir des milliers de personnes en cas de crise majeure. Parallèlement, de nombreuses lois liberticides ont régulièrement été promulguées par les présidences américaines successives. Quelle est la raison d’être de ces camps ? Le gouvernement américain est-il en passe de devenir un Etat police dirigé par une dictature militaire ? Karmapolis fait le point sur ces programmes obscurs de gestion des masses.

Nous aimerions croire que les camps de concentration font partie d'une sombre page de notre histoire. Que, depuis bien longtemps, il n’y a plus de place pour les dictateurs dans nos sociétés occidentales. Que nous sommes à l'abri des extrêmes. Mais les erreurs d’hier pourraient bien se reproduire aujourd’hui. En témoigne cette affaire, documentée, qui rapporte l'existence de plus de 600 camps d'internements civils disséminés aux quatre coins des Etats-Unis. Des camps entourés de miradors. Des camps desservis par des voies ferrées, par la route et parfois même par un aéroport. Des camps vides, mais gardés 24h sur 24h par du personnel militaire. Des camps qui abritent des wagons ressemblant étrangement à des convois de déportation. Des camps dormants qui se languissent d'accueillir, mais d'accueillir qui? Et pourquoi ?

Des photographies et des films circulent sur Internet. Des témoins décrivent ce que les activistes tendent à considérer comme de véritables sites concentrationnaires. Certains n'hésitent pas à les comparer aux tristement célèbres camps nazis. Un film (1) tourné à Beach Grove dans l'état d'Indiana montre l’un d’eux. La voix off décrit : « Nous nous trouvons dans un immense parking. Nous sommes entourés d’une clôture dont la partie supérieure est coiffée de fils barbelés. Sur le toit du bâtiment opposé se trouve une caméra de surveillance dirigée sur le parking. (.) A côté, il y a un accès direct à la voie ferrée, elle-même « contenue » entre deux clôtures. Un train en dépôt arbore les inscriptions « US Army ». Une multitude d’entrepôts sont visibles de l’autre côté du parking. Ce site est supposé avoir été fermé en 1993 afin d’être rénové... Les manches à air et les marques au sol sont présentes partout sur le site. Un seul petit bâtiment permet d’entrer dans la zone protégée. (NDA : l’équipe entre). Ici, à l’intérieur, regardez mieux les tourniquets. Ils sont activés électroniquement. Ce sont des barreaux de prisons (NDA, c’est un système d’accès au compte-goutte). Les travaux de rénovations qui ont été effectués consistent en l’installation de miradors, de tourniquets électroniques et des revêtements en béton. En outre, des lieux n’ayant jamais été chauffés ces 20 dernières années bénéficient maintenant de chauffages. La partie supérieure des miradors est courbée vers l’intérieur afin d’empêcher les gens de sortir. A côté de la voie ferrée, entre les clôtures, sur les quais, il est indiqué « Red Zone » et sur la clôture sont attachés de petites pancartes numérotées et séparées les unes des autres par intervalles courts et réguliers comme s’il était prévu d’y aligner des personnes à la sortie d’un wagon. La présence des manches à air confirme qu’il faut s’attendre à un trafic aérien soutenu sur toute la zone. Et là haut, se trouve une imposante antenne radio. Plus loin, dans la zone des entrepôts, il y en a un dont l’entrée est visible, là aussi, le tourniquet constitue le seul accès vers l’intérieur. Toutes les fenêtres et les portes des entrepôts ont été condamnées et à l’extérieur, de toutes nouvelles conduites de gaz ont été construites. Regardez, tandis que nous filmons, un hélicoptère noir vole au-dessus de nous, il observe ce que nous faisons. Les lignes et les conduites de gaz courent tout le long des bâtiments et aboutissent dans de grands fourneaux. On trouve pas mal d’équipements de l’armée ici. On a aussi observé des zones référencées « Green zone » et « Blue zone », chacune très grande et capable de détenir beaucoup de personnes. Les voies ferrées ont été complètement refaites par endroits. Une grande tour de contrôle domine le camp et quatre haut-parleurs y sont accrochés. »

Derrière ces camps se dresse la FEMA (Federal Emergency Management Agency), l’agence gouvernementale chargée de la prévention et de la gestion des catastrophes naturelles. Depuis le début des années 80, celle-ci a connu de nombreuses transformations significatives qui ont fait d’elle une institution aujourd’hui incontournable en matière de gestion des urgences. Bien qu’elle ait été créée pour protéger les civils des catastrophes naturelles, sa mission, maintes fois redéfinie par le gouvernement, se concentre à l’heure actuelle sur la prévention des risques liés au terrorisme. Les changements d’objectifs survenus au fil de l’existence de l’agence ont permis de loger protection et défense civiles à la même enseigne. Une alliance consolidée par l’intégration de la FEMA au nouveau Département de la Sécurité Intérieure (Department of Homeland Security) créé en 2003 par l’administration Bush.
La gestion des urgences est un créneau derrière lequel se profilent beaucoup de possibilités. En effet, quelque puisse être la nature de l'urgence, la menace qu’elle entraînerait pour la continuité du gouvernement américain justifierait la déclaration de la loi martiale qui, elle-même, propulserait la FEMA à la tête du pays. Une fois le gouvernement provisoire instauré, les lois d’exception seraient activées, ainsi que les programmes impliquant les camps d’internements civils. La planification du fonctionnement de l'Etat en cas de crise nationale dépend donc de toute évidence d'une stratégie qui, dans ce cas-ci, a été élaborée dans le cadre d'un plan militaire bien ficelé.

Un plan pour contrôler les masses et emprisonner les dissidents

Les camps de concentration n’ont jamais cessé d’exister. L’idée fut d’abord naturellement importée outre-Atlantique. En effet, après la Seconde Guerre Mondiale, le Congrès américain ratifia un système de camps de détention qui faisait partie du Internal Security Act de 1950, une loi prévue pour lutter contre l’infiltration des communistes aux Etats-Unis. Ce système fut repris par la FEMA lors de sa création en 1979 et ensuite par le Département de Sécurité Intérieure en 2003. Les premières unités furent établies dans le cadre du plan d’urgence Security Portfolio qui, mis en œuvre, permettait au Président Truman de suspendre la Constitution et au FBI d’arrêter jusqu’à 20.000 personnes destinées à être placées en détention sans passer par la case procès. Le FBI était également en charge d'établir les camps et de dresser des listes de surveillance reprenant les noms d'individus considérés dangereux pour la sécurité intérieure du pays. Depuis, les plans auraient mûri et les listes auraient été mises à jour.

Il faudra attendre 1987 pour que l’existence des camps soit portée à la connaissance du public. Cette année-là fut marquée par le scandale IRAN-CONTRA, une sombre affaire de vente d'armes à l'Iran dont les profits furent utilisés pour financer illégalement les Contras, une organisation terroriste de droite au Nicaragua. Une Commission d’enquête fut établie. Sur le banc des accusés se trouvait le Colonel Oliver North, un personnage clé dans l’affaire qui nous intéresse puisqu’il était l’architecte d’un plan militaire de défense civile, le plan Rex 84, commandé par nul autre que le directeur de la FEMA, Louis Giuffrida.

Rex 84 était une initiative conjointe de la FEMA et du Département de la défense qui mettait en scène une agitation civile conduisant à une situation d’urgence nationale. En 1984, durant des exercices de simulation, les militaires furent habilités à déclarer la loi martiale et à mettre en place un gouvernement accrédité pour ordonner des mouvements de population tant au niveau régional que national. Cette mise en situation prévoyait l’emprisonnement de 400.000 personnes et leur déportation dans des camps d'internements. A l'époque, les artisans de Rex 84 invoquent le danger d'une traversée massive de réfugiés en provenance d’Amérique centrale ou du Mexique. Cependant, cette version dissimule un plan obscur visant la détention de dissidents politiques étasuniens et dont la particularité est de fonctionner grâce à une série de lois d'exceptions émises entre 1969 et 1984. Ces lois fournissent tous les ingrédients à la mise en place d'une dictature : suspension de la Constitution, augmentation de la surveillance des citoyens et limitation de leur liberté de mouvement, enregistrement de tout homme, femme et enfant, saisie des propriétés individuelles, organisation et contrôle des moyens de production et des flux financiers, rappel des forces militaires détachées, saisie et contrôle de tous les moyens de transport, régulation des entreprises privées et limitation des voyages. A ces éléments s'ajoute une autre loi stipulant cette fois qu'en cas d'urgence nationale, le Congrès ne peut intervenir sur les affaires d’Etat durant les 6 premiers mois.

Ces 12 dernières années, plusieurs contrats de construction de camps de détention ont été signés entre le gouvernement américain et diverses entreprises. Le prétexte d’une arrivée massive de réfugiés en provenance des pays limitrophes des Etats-Unis semble bien fonctionner puisqu’il reste une excellente façon de justifier lesdits contrats.

Contrats juteux dans l’industrie de la construction

Début 2006, la presse américaine annonce que Kellogg Brown & Root, une filiale d’Halliburton, un groupe de bâtiments et travaux publics, a obtenu un contrat de 385 millions de dollars avec L’Armée de Corps des Ingénieurs, un montant destiné à la construction de camps de détentions. Dans le New York Times, Jamie Zuieback, la porte-parole de l’Immigration et du Renforcement des Douanes déclarait à ce sujet : « c’est le genre de contrat qui pourrait être utilisé dans une sorte d’immigration de masse ». Et d’ajouter que Kellogg Brown & Root ne construirait les centres qu’en cas d’urgence extrême telle qu’une arrivée massive de Cubains sur le territoire américain. Elle soulignait par ailleurs que les camps ne seraient peut-être d’ailleurs jamais construits si la nécessité ne se présentait pas. Pour Clayton Church, porte-parole de l’Armée de Corps des Ingénieurs la question était claire : « si des clandestins arrivent massivement aux Etats-Unis, comment allons-nous les nourrir, les loger et les protéger ? C’est pour cela que ces contrats existent ». Selon lui , les centres pourraient être d’anciens sites militaires inutilisés ou des structures temporaires d’une capacité de 5000 personnes par unité. A noter que Kellogg Brown & Root avait, d’une part, bénéficié d’un contrat similaire pour la période 2000-2005 et, d’autre part, d’un contrat visant la construction d'unités pénitentiaires en Afghanistan et en Irak.

Quelques années auparavant, Phil Schneider, un ancien ingénieur du gouvernement impliqué dans l’élaboration de bases militaires souterraines secrètes, attirait déjà l’attention de son public sur l’existence de ce type de contrat. En effet, peu avant sa mort, lors d’une conférence tenue en mai 1995 à Las Vegas, il expliquait avoir rencontré un employé de la Gunderson Steel Fabrication, une entreprise spécialisée dans la construction de trains et de voitures ferroviaires : « Un jour, il vint me voir, très perturbé en m'affirmant "qu'ils construisaient en fait des wagons pénitentiaires ". Il était nerveux. Gunderson, affirma-t-il, a un contrat avec le gouvernement fédéral qui prévoit de construire près de 107.200 wagons de transport de prisonniers tout équipé chacun de 143 paires de menottes. Il y a en fait 11 sociétés sous-traitantes dans ce gigantesque projet. Gunderson a probablement reçu une somme de 2 milliards de dollars pour ce contrat. Les aciéries Bethlehem ainsi que d'autres fournisseurs sont impliqués dans cette affaire. Cet homme m'a montré l'un de ces wagons de transport de prisonniers qui était stationné sur une voie de service au nord de Portland. Il avait raison. Si vous multipliez 107.200 par 143 et par 11, vous obtenez un chiffre avoisinant les 15 millions. Ce chiffre correspond sans doute au nombre d'individus qui entreront en dissidence avec le gouvernement fédéral. (…) Je crois aussi que le gouvernement américain mène une véritable stratégie afin de mettre en esclavage le peuple américain. Je ne suis pas un très bon orateur et je ne me tairai que lorsque l'on me tirera dessus car il me semble indispensable de révéler (…) l'existence de ce genre d'atrocité. »


Le gouvernement fédéral américain est suspecté d’avoir commandé la construction de plus de 100.000 wagons de transport de prisonnier dont la finalité reste mystérieuse.
Issues and Alibi

Selon tbrnews.org, il semblerait que le Département de la Sécurité Intérieure ait également commandé à la société israélienne Israeli Prison Systems, la construction de 110 camps d’internement dans des régions inhabitées des Etats-Unis, ainsi qu’en Alaska. En juin 2007, l’entreprise israélienne aurait eu fini de construire 65 camps s’ajoutant aux 600 déjà existants. Cette information reste difficile à vérifier. Néanmoins Naomi Klein, une journaliste activiste indépendante, a écrit : « Gaza, plus qu’une prison, un laboratoire pour un monde-forteresse (2) », un article qui démontre qu’Israël utilise la population palestinienne entière pour mettre au point son industrie d’équipement de sécurité destinée à être vendue dans le monde entier. Ces révélations confirment l’éventualité d’un lien contractuel entre le gouvernement américain et Israeli Prison Systems.

Le tableau se complète peu à peu : il existe donc des contrats pour construire des camps de détention et un plan militaire pour les faire fonctionner. Existe-t-il des camps actifs ? En fait, dans une certaine mesure, les camps de détention des prisonniers de guerre actuellement utilisés à Guantanamo par exemple sont de type concentrationnaire. Ceux-ci donnent d'ailleurs un aperçu du comportement des militaires lorsque carte blanche leur est donnée.

Abou Ghraib et Guantanamo, des modèles pour la FEMA ?

Les associations de défense des droits de l'homme se sont régulièrement insurgées ces dernières années contre les conditions de détention des prisonniers de guerre dans les centres pénitenciers américains.

Début 2004, des photos prises par des soldats américains dans la prison d'Abou Ghraib, située en Irak créent le scandale. La presse internationale diffuse les images de prisonniers torturés, attachés par des câbles électriques, obligés de poser nus et menacés par des chiens de garde. Dans un rapport publié la même année, Amnesty international dénonce : « Les exactions ne se sont pas produites seulement à Abou Ghraib. De nombreuses personnes détenues sur les bases aériennes de l’armée américaine à Bagram et Kandahar en Afghanistan ont déclaré avoir été soumises à des actes de torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants lors de leur détention ; l’administration américaine n’a pas non plus respecté les Conventions de Genève en ce qui concerne les détenus de Guantánamo. (…) Cette personne n’a montré aucune surprise face aux informations en provenance d’Irak et a expliqué que les violences physiques en Afghanistan semblaient faire partie du processus de préparation des détenus aux interrogatoires et à la détention. (…) Parmi les exemples cités, on a noté des coups de pied et de poing donnés aux détenus ; le fait de sauter sur leurs pieds nus ; de forcer les détenus à prendre diverses positions sexuelles explicites pour les photographier ; de faire monter un détenu entièrement nu sur un carton, un sac de sable sur la tête et d’attacher des électrodes à ses doigts, à ses doigts de pieds et à son pénis pour mimer la torture électrique ; de mettre un collier de chien ou une laisse au cou d’un détenu entièrement dévêtu et de le prendre en photo avec une femme soldat posant près de lui. »

Le journal Le Monde publiait, en octobre 2004, le témoignage de la dernière femme du camp d’Abou Ghraib, Houda Al-Azzawi, une femme d’affaire irakienne : "Je suis arrivée à Abou Ghraib le 4 janvier 2004. On m’a donné le matricule 156283 et une cellule de 2 m-. J’y ai passé 197 jours et subi trente interrogatoires. (…) Le scandale des photos d’Abou Ghraib, je ne l’ai appris qu’à ma sortie. Elles n’ont pas été prises dans notre section, mais nous avons tous été témoins de scènes similaires, ou pires. J’ai vu des hommes à qui les soldats faisaient rentrer de force des bouteilles d’eau dans le derrière."

Le Président Bush déclarait 2 ans plus tard que la prison d'Abou Ghraib était la plus grosse erreur des Américains en Irak. Onze soldats furent jugés et condamnés, mais étonnement tous les hauts gradés furent blanchis.

Au sortir de Guantanamo, les témoignages se succèdent aussi. Le rapport d’Amnesty International sur un ex-détenu est représentatif du modus operanti de l’armée américaine : « Sami al Hajj a été détenu au Pakistan du 15 décembre 2001 au 7 janvier 2002. Son passeport lui a été confisqué, ainsi que sa carte de presse et son visa pour le voyage en Afghanistan. Le 7 janvier, il a été remis aux autorités des États-Unis qui l’ont transféré à la base étasunienne de Bagram en Afghanistan. Sami al Hajj a décrit les seize jours de détention qu’il a passés à la base de Bagram comme les pires de sa vie. Il a, dit-il, été violemment torturé, agressé par des chiens, enfermé dans une cage placée dans un hangar à avions glacial ; les rations alimentaires étaient insuffisantes et la nourriture était souvent gelée. Il a ensuite été transféré à Kandahar où les sévices ont continué. Sami al Hajj décrit comme suit les traitements qu’il y a subis : Il a été agressé sexuellement par des soldats étasuniens, qui ont notamment menacé de le violer. Il a été contraint de garder des positions douloureuses forcé de rester agenouillé sur des sols en ciment pendant de longues périodes. Il a été régulièrement roué de coups par ses gardiens. On lui a arraché un à un tous les poils de sa barbe. Il n’a pas été autorisé à se laver pendant plus de cent jours et il était couvert de poux. Sami al Hajj a été transféré à Guantánamo le 13 juin 2002. Pendant toute la durée du vol il est resté enchaîné, bâillonné, la tête recouverte par une cagoule. S’il s’endormait les soldats le frappaient sur la tête pour le réveiller. À Guantánamo Sami al Hajj n’a pas cessé d’être interrogé sur les liens éventuels existant entre ses employeurs et les islamistes extrémistes. Il a dit que lors de son premier interrogatoire il avait été privé de sommeil pendant plus de deux jours. (…) Il affirme avoir été soumis à toute une série de mauvais traitements et avoir été privé de soins médicaux : des gardiens ont brisé une de ses rotules en la frappant violemment avec leurs pieds. On lui a administré des coups sur la plante des pieds. À son arrivée à Guantánamo, des chiens de l’armée ont été utilisés pour l’intimider. Il a été l’objet d’insultes racistes et ses périodes de détente ont été réduites parce qu’il était noir. Avant d’être autorisé à voir les agents de renseignement soudanais venus à Guantánamo pour l’interroger, il dit avoir été enchaîné et aspergé de gaz poivre. »

Des récits comme ceux d'Abou Ghraib et de Guantánamo, il y en a pléthore. Cependant, ils ne montrent que la partie visible de l’iceberg. Il semblerait que les camps de détentions des prisonniers de guerre soient de gigantesques laboratoires humains où seraient expérimentées de nouvelles technologies visant à altérer et manipuler la conscience humaine. Dans un article publié par le Nouvel Observateur en décembre 2004, l’avocat Jacques Debray dévoile que ses clients, Nizar Sassi et Mourad Benchellali, deux ex-détenus de Guantánamo, ont l’impression d’avoir été victimes d’expérimentations : «Nizar m’a raconté qu’ils avaient aussi été enfermés dans une pièce équipée d’une glace sans tain où il faisait extrêmement froid. Ils ont aussi raconté qu’il existait des pièces où était diffusée de la musique ultra-violente. Une fois, suite à la prise d’un de ces médicaments, il a perdu connaissance et a eu l’impression d’être resté un ou deux jours inconscient. Ils ont aussi eu des injections. Ils ne savaient pas quel genre de médicaments on leur donnait, mais tous deux ont affirmé qu’un de leurs co-détenus avait été couvert de boutons après avoir pris un de ces médicaments, et plus largement ils se demandaient s’ils n’étaient pas victimes d’expérimentations. Les fioles qui contenaient les médicaments portaient des numéros, et un médecin passait les voir pour leur demander quels effets avaient les médicaments. Ils n’ont pu voir le médecin, en dehors de ces questionnaires, qu’à une ou deux reprises, parce qu’à Guantanamo tout fonctionnait sur le système de récompense. Nizar a par exemple été contraint d’attendre un an pour voir un dentiste. Il y avait à Guantanamo un nombre impressionnant de psychiatres (…) il existe des unités réservées à ceux qui étaient devenus fous.»

Les psychologues de la Behavioral Science Consultation Team (BSCT) étudient la personnalité des prisonniers pour cerner leurs faiblesses et les signaler à leurs futurs tortionnaires.

Ces expériences sont conduites par un groupe de psychologues connu officiellement sous le nom de Behavioral Science Consultation Teams (BSCTs) (3). Ses méthodes ont été observées par le FBI qui fut chargé de mener l'enquête à Guantánamo à la suite des allégations propagées dans la presse internationale. En vertu de la loi sur la liberté de l'information, l’American Civil Liberties Union (ACLU) est parvenue à obtenir des échanges d’emails du FBI sur ce sujet. Certains d’entre eux sont disponibles sur le site du Centre des droits humains de l'Université du Minnesota. Dans une note référencée FBI 2776, on peut lire : «Une fois que les détenus sont identifiés, ils deviennent des projets. (…) J’ai rencontré le BISC (Biscuit) (NDA : jeu de mots désignant le BSCT), ce sont des personnes d’une grande ressource. Ils savent tout de chaque détenu, à qui ils parlent, qui sont les chefs, etc. (…) Nous nous battons toujours avec le DHSqui quotidiennement a un impact négatif sur ce que nous essayons de faire. Hier soir, j’observais une interview (…) la pièce adjacente, observable depuis la cabine de contrôle, était occupée par deux enquêteurs du DHS montrant à un détenu des films pornographiques homosexuels et utilisant un stromboscope dans la pièce.» (NDA : Département de la sécurité intérieure)

Les prisonniers du centre pénitencier de Guantanamo ont été soumis à de nombreux sévices physiques et psychologiques dénoncés par les organisations internationales de défense des droits de l’homme. Parmi les sévices subis par les prisonniers du camp pénitencier de Guantanamo, l’isolement mental par la privation des sens.

Guantánamo et tous les autres camps situés au Moyen Orient font partie d’une seule et même réalité, non d’une fiction. Le corps militaire soutenu par le Président en personne s’autorise à bafouer les droits de l’homme au nom de la démocratie. Et bien qu’une partie des exactions révélées ces quatre dernières années ait été discrètement reconnue par le Président Bush et que celui-ci se soit très timidement excusé, sa sincérité semble difficile à croire d’autant qu’aucun haut gradé n’a été jugé coupable devant un tribunal. Les soldats américains auraient-ils agi en électrons libres ? Sans ordres ? Sans consentement de la hiérarchie ? En avril 2005, Reed Brody, conseiller juridique de Human Rights Watch déclarait : “Si les Etats-Unis veulent effacer les horreurs d’Abou Ghraib, ils doivent poursuivre ceux qui, en haut lieu, ont fermé les yeux sur les exactions ou les ont ordonnées. Ils doivent par ailleurs révéler les choses que le président a autorisées. Washington doit répudier une fois pour toutes les mauvais traitements perpétrés sur les détenus au nom de la guerre contre le terrorisme.”. Moins de deux semaines après ces conclusions, le Président Bush, sur recommandation du secrétaire de la défense Donald Rumsfeld, rétrograda Janis Karpinski qui supervisait 17 prisons américaines en Irak. Celle qui fut la générale de réserve à Abou Ghraib a nié avoir été au courant des tortures qui, selon elle, ont été autorisées par les renseignements militaires. Une information récemment confirmée par les soldats ayant écopé de plusieurs années de prison (4).

En outre, en 2006, Bush reconnaissait pour la première fois l'existence de centres de détention secrets gérés par la CIA à l'extérieur des Etats-Unis. Selon le journal Le Monde, il ne niait pas l'usage de moyens musclés pour obtenir des renseignements et les justifiait même en invoquant le nombre d'innocents que ceux-ci avaient permis de sauver.

A la lecture des informations diffusées par des médias reconnus, il y a lieu de penser que l'existence d'un régime gouvernemental secret aux pratiques "parallèles" existe. Si tel est le cas, pourquoi le gouvernement américain se priverait-il de réserver le même sort aux personnes qu'il jugerait coupables de faits arbitrairement qualifiés de subversifs ? Pour les activistes, Guantanamo et Cie pourraient bien servir de modèles aux camps de la FEMA.

Annihiler les libertés individuelles, une histoire de longue date

Les Etats-Unis sont-il en passe de devenir une dictature militaire? La politique américaine menée dans le cadre de la lutte contre le terrorisme pourrait-elle inspirer la politique intérieure ? Depuis plus de 50 ans, le gouvernement s’atèle à supprimer les libertés individuelles sur son propre sol en promulguant régulièrement des lois d’exceptions. La première d’entre elles remonte aux années soixante. Les agitations civiles liées à la guerre du Vietnam conduisirent le Président Nixon à signer un décret présidentiel (5) qui déléguait les fonctions de planification d’urgence au département fédéral ainsi qu’aux agences fédérales, intégrant ce domaine d’action dans la sphère gouvernementale.

Ensuite, en 1976, l’administration Ford émît une loi (6) visant à investir la FEPA (Federal Emergency Preparedness Agency), prédécesseur de la FEMA, d’une mission au caractère interpellant : développer des plans visant, en situation d’urgence, à établir un contrôle gouvernemental sur les mécanismes de production et de distribution des sources d’énergie, sur les salaires, ainsi que sur les crédits et les flux financiers entre institutions. Plus inquiétant encore, l’ordre présidentiel prévoyait que les toutes les affaires traitées par le gouvernement provisoire sur le territoire soumis à la loi martiale ne puissent être révisées par le Congrès durant une période de 6 mois. Ceci est encore d’actualité.

En 1979, l’administration Carter créa la FEMA (7) en fusionnant une centaine d’agences spécialisées dans la planification d’urgence. Cet acte de centralisation permit à la nouvelle entité d’absorber d’importantes responsabilités dans le domaine de la défense civile. Depuis, le financement de la protection et de la défense civiles proviennent de la même enveloppe budgétaire.

A l’époque, Howard J. Ruff (8), un activiste archi-conservateur, soulignait déjà dans un éditorial que « (…) Seul le manque d’une crise suffisamment grave, un président déterminé, et un public suffisamment conditionné pour le permettre séparent les citoyens d’une dictature qui ne demande qu’à être établie dans une situation qui pourrait être qualifiée d’urgence nationale ». Une analyse qui fait froid dans le dos au vu de la propagande soutenue de Bush depuis 2001, et de sa détermination dans l’accomplissement de son agenda politique.

S'ensuivit l’ère Reagan (1981-1989) qui fut la plus décisive dans l’avènement d’une dictature militaire. C’est en effet sous son administration que furent conçus les plans Cable Spicer I, II et III destinés à légitimer l’arrestation et la détention de dissidents politiques. Un nombre important d’actes présidentiels furent publiés durant ces années afin d’intensifier les efforts dans le renforcement de la sécurité nationale. A partir de 1981, la FEMA conjointement avec le DoD (Department of Defense) conduisirent une série d’exercices portant sur la mobilisation de civils, la gestion des situations d’urgence et le contre-terrorisme. Le Plan REX 84 en faisait partie. En 1982, la FEMA et le DoD publièrent un document intitulé « The civil/Military Alliance in Emergency Management » confirmant la transformation inéluctable de la planification d’urgence en une activité militaire et policière.

Dans la foulée, un projet de décret présidentiel destiné à réviser l’ordre 11490 (9) était sur le point d’être signé. Le bureau fédéral du budget chargea l’avocat général William French Smith d’en vérifier la légalité. Confronté aux abus manifestes du décret, il rédigea une lettre au conseiller de la sécurité nationale : « Je crois que le rôle assigné à l’Agence de gestion fédérale des secours dans le cadre du décret présidentiel révisé excède sa fonction appropriée en tant qu’agence de coordination pour la préparation des secours (…) Ce service et d’autres ont à plusieurs reprises fait part d’objections politiques et légales sérieuses au rôle de « Souveraine des secours » dévolu à la FEMA. (…) Les objections légales sont liées à l’absence d’une autorisation présidentielle ou du Congrès dans l’émission par la FEMA de directives qui visent à établir de nouvelles structures pour le gouvernement fédéral.». En d’autres termes, William French Smith dénonçait la centralisation des pouvoirs et la possibilité pour la FEMA d’établir un gouvernement provisoire alors que son rôle devait s’en tenir aux secours des citoyens en cas de catastrophe naturelle.

La consolidation des pouvoirs de la FEMA culmina en 2003, lorsqu'elle se joignit à 22 autres agences fédérales, programmes et bureaux pour former le Département de Sécurité Intérieure (Department of Homeland Security), un nouveau département créé à la suite des attentats du 11 septembre par l’administration Bush. L’approche gouvernementale en matière d’urgence est dorénavant parfaitement intégrée, centralisée et concentrée. Aujourd’hui, que reste-t-il à faire ? D’une part, la FEMA occupe une place charnière, les lois d’exceptions le permettant et d’autre part, elle se retrouve à l’abri des contrôles externes puisque son intégration la lie aux autres services fédéraux. En outre, la propagande a conditionné les citoyens américains et le gouvernement semble de moins en moins se soucier de l’opinion publique. Où en est-on ? Quelle est l’étape suivante ?

Etat d’urgence et loi martiale, C’est pour quand ?

A en croire le baromètre de la FEMA, les Etats-Unis sont perpétuellement menacés, mais à quel point l’état d’urgence est-il imminent ? Difficile à dire, mais de nombreux cas de figure sont possibles. Quoiqu’il en soit le gouvernement américain nous donne lui-même quelques indices. En 2003, le Président Bush présentait un projet de vaccination de masse : le Model State Emergency Health Powers Act, ou Model Act en abrégé, actuellement adopté par 34 états. Ce dernier rappelle étrangement le Plan Rex 84. En effet, il octroie aux gouverneurs, d’une part, les pouvoirs nécessaires à la détection de virus pandémiques et, d’autre part, les outils nécessaires à la protection des civils contre la contamination. Selon le gouvernement, étant donné les risques que posent le bioterrorisme, ce projet de loi est indispensable afin d’anticiper sérieusement et rapidement la potentialité d’une guerre bactériologique.

Cependant, des associations américaines reconnues tel que le National Vaccine Information Center (NVIC) ou la Home School Legal Defense Association (HSLDA), une organisation d’avocats qui défend les droits de la famille, appellent les citoyens à la vigilance face à ce programme et soulignent son caractère anti-constitutionnel. La HSLDA dénonce les pouvoirs accordés aux gouverneurs car ceux-ci les autorisent à enregistrer les données personnelles, à contrôler les biens immobiliers, la population et enfin tous les moyens de communications. En gros, exactement les mêmes mesures répressives que celles des programmes militaires développés dans les années 80, si ce n’est que dans ce cas-ci, des pouvoirs supplémentaires apparaissent tels que la vaccination forcée des individus, l’accès à leurs données médicales, et pire, la localisation et le suivi des individus.

Au sujet de la localisation, le « tracking » des individus, un article publié sur le site de livescience.com en mai 2006 annonçait que la société VeriChip Corporation avait proposé au gouvernement américain d’implanter aux immigrants une puce permettant de les localiser et de les suivre. Cette proposition faisait référence à un appel lancé par le gouvernement intitulé : « Qui est dans notre pays et pourquoi sont-ils là ? ». Cette puce permet d’enregistrer à la frontière les immigrants venus travailler aux Etats-Unis et de vérifier leur identité sur leur lieu de travail. Le « RFID » (Radio Frequency Identification tag) a la taille d’un grain de riz et peut être injecté directement dans le corps. L’implant diffuse ensuite un signal qui émet les données de l’individu. Selon VeriChip, ce type d’implant est utilisé depuis longtemps chez les animaux, notamment chez les chiens et les chats en remplacement du tatouage. Sur son site Internet, VeriChip Corporation présente son système, le VeriTrace. Celui est adapté pour le suivi des patients, la protection des enfants ainsi que pour la gestion des urgences. Les dérives d'un tel système sont évidentes. Dans le cadre du Model Act ou du plan Rex 84, ces implants seraient une atteinte à la liberté individuelle.

Les implants sous-cutanés, déjà couramment utilisés pour marquer les animaux de compagnie, pourraient bientôt servir de nouveau moyen de contrôle pour le gouvernement fédéral américain.

Quoiqu'il en soit, il saute aux yeux que la mise en œuvre du Model Act nécessite des sites tels que les camps de la FEMA car il est objectivement impossible, sans infrastructures appropriées, de procéder à une vaccination de masse ou de maintenir les personnes contaminées en quarantaine.

Steve Watson, journaliste activiste pour Infowars aux côtés d’Alex Jones, concluait, à la suite du passage du cyclone Katrina, par une note apocalyptique : « Pendant des années, nous avons mis en garde les gens contre la mise en place d’un état police, nous les avons averti que la Loi Martiale deviendrait la norme, que les lois anciennes, droits et libertés seraient remplacés par des mécanismes répressifs de contrôle. (…) Pendant des années, les gens ont réfuté l’évidence ou prétexté qu’elle était destinée à autre chose, ou encore l’ont simplement refusée. Maintenant nous vous avertissons que tout cela est en train de se passer. A la suite des catastrophes naturelles récentes, des précédents dangereux ont été mis en place. Nous avons été contraints de constater comment, en temps de crise, nous devons nous soumettre et suivre les ordres des Commandants fédéraux, peu importe s’ils dénigrent les droits humains de base ou non. Que ce soit un coup d’état, une attaque terroriste, un accident ou une catastrophe naturelle, cela importe peu, le résultat sera le même. Nous sommes seulement à un événement près de la Loi Martiale, n’importe quel événement. ».

Ces 60 dernières années ont été déterminantes pour l’avènement d’une dictature militaire. De nombreuses lois d’exceptions ont été mises en place permettant d’une part, de renforcer l’intervention policière et , d’autre part, d’affaiblir des libertés civiles essentielles. Les Américains sont, jour après jour, assommés par une propagande fondée sur la peur de l’autre et du reste du monde. Le sentiment d’insécurité les poussent à tolérer les dérives de son gouvernement et à inconsciemment lui permettre d’instaurer lentement, mais sûrement des mécanismes de contrôle à l’intérieur du pays. Les programmes militaires tels que ceux développés depuis l’ère Reagan ont permis de transformer la protection civile en défense civile. En d’autres termes, le gouvernement semble avoir la ferme intention de protéger le pays contre lui-même puisqu' aujourd’hui s’opposer n’est plus un devoir démocratique, mais un acte subversif. Au risque de se répéter, ce sont généralement les dictateurs qui emprisonnent leurs opposants. En jouant sur le concept de la gestion des urgences et sur la notion de continuité du gouvernement en cas de menace interne ou externe, l'Etat fédéral est parvenu, au terme d'une stratégie de longue durée, à faire croire à la population que son bien-être passait avant tout par le maintien du pouvoir en place.

LYNDA LEMAY, FÊTES des PERES, QUEBEC et la CITADELLE


L'ECHO des MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, vous offre cette merveilleuse chanson de son amie LYNDA LEMAY.
En effet c'est la plus belle chanson écrite au XXème siècle, ainsi parla feu PASCAL SEVRAN pour annoncer cette chanson dans son émission "la chanse aux chansons".
La famille LEMAY fait parti dans la Belle Province des amis de votre rédacteur en chef qui a séjourné à QUEBEC, dans la " CITADELLE" durant deux années.


Le bouc appelé " BATISSE", descendant du troupeau royale des "INDES".
Je vous montrerai d'autres photographies (si vous êtes sages, des descendants du Bouc du 22èmeRégiment ROYALE, auquel j'ai eu l'honneur de servir, dans ma vallée de haute montagne en SAVOIE à 1890m d'altitude)! Les sujets de Sa Gracieuse Majesté s'aclimatent très bien. Merci "LISBETH".
Le Chateau du Sieur Frontenac, vu de la Citadelle.

Tout le temps de sa chanson, sa première à la télévision française, LYNDA se retourne et envoie des regards attendrissants, vers son bébé de 3 mois, installé derrière elle dans un couffin, car elle n'avait pas d'argent pour se payer une nounou.
Bravo LYNDA, le papa de ce bébé a inspiré LYNDA dans sa chanson "les souliers verts".
Ecoutez, c'est trop beau:


mardi 27 mai 2008

RACHIDA DATI, ses RELATIONS avec NICOLAS SARKOSY, ses AMBITIONS pour PARIS et son ACTION à la JUSTICE.

L'ECHO des MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, fait le point d'une année de MME RACHIDA DATI, Garde des SCEAUX et Ministre de la Justice:

A sa nomination au ministère de la Justice, Rachida Dati faisait figure de symbole de la diversité. Au bout d'un an de parcours, elle s'explique sur ses relations avec Nicolas Sarkozy, ses ambitions à Paris, son action à la Justice...

Un an après l'élection de Nicolas Sarkozy, les sondages ne sont pas favorables au président ni au gouvernement. Etes-vous inquiète ?

Rachida Dati. On ne fait pas de la politique pour conforter une cote de popularité.

Dans les sondages, ce qui m'intéresse, ce ne sont pas les études d'opinion sur les personnalités, mais le jugement que portent les Français sur les réformes. La réforme des régimes spéciaux de retraite, le service d'accueil dans les écoles, la création des peines planchers emportent une large adhésion de l'opinion. Tous les sondages montrent qu'il y a une forte impatience des Français : ils attendent des résultats. En moins d'un an, la délinquance de voie publique a diminué de 7 %. Plus de 8 200 condamnations ont été prononcées à l'encontre de multirécidivistes ; 60 % des entreprises ont permis à leurs salariés de bénéficier d'heures supplémentaires et d'améliorer ainsi leur pouvoir d'achat. Le président a engagé les réformes attendues par les Français. Dans quatre ans, les Français jugeront.

Sarkozy vient de constituer un noyau dur de ministres fidèles, une sorte de « task force » dont vous ne faites pas partie...


Il est normal qu'un président de la République réunisse les ministres en fonction des réformes qu'il engage. Ainsi, sur la révision constitutionnelle, il réunit régulièrement le Premier ministre, Roger Karoutchi et moi-même. Il le fait sur d'autres sujets majeurs auxquels je suis associée, tels que la lutte contre la récidive avec Michèle Alliot-Marie, la santé en prison avec Roselyne Bachelot, l'égalité des chances avec Fadela Amara, l'espace judiciaire européen avec Jean-Pierre Jouyet...

Vous n'avez pas perdu sa confiance ?


Tous les membres du gouvernement, par définition, ont la confiance du président de la République. Nous avons tous une obligation de résultats et nous serons jugés sur cela. En ce qui me concerne, j'ai engagé des réformes importantes pour moderniser la justice et la rendre plus efficace : instauration des peines planchers pour les récidivistes, création de la rétention de sûreté pour les délinquants les plus dangereux, nouvelle organisation judiciaire, réforme de la formation des magistrats, amélioration de notre système pénitentiaire...

« A Paris, il n'y a pas de concurrence entre Christine Lagarde et moi »

Quelles sont vos ambitions pour Paris ?


Je suis maire du VII e arrondissement et conseiller de Paris. Il est donc normal que je prenne toute ma part dans le nouveau projet parisien de la majorité présidentielle.

Vous êtes en concurrence avec Christine Lagarde pour la présidence de la fédération UMP de la capitale...


Il n'y a pas de concurrence entre Christine Lagarde et moi.

L'Assemblée devrait voter cette semaine la révision de la Constitution. Quel est l'apport majeur de cette réforme ?


Depuis des années, on nous dit : « Le président a trop de pouvoirs, le Parlement ne joue pas un rôle assez important, il faut faire progresser la démocratie dans notre pays. » Notre projet encadre les pouvoirs du président, renforce ceux du Parlement et donne de nouveaux droits aux citoyens. Voilà les objectifs de cette révision. Au moment de voter, chaque député prendra ses responsabilités. L'enjeu est historique. Je crois sincèrement que chacun peut mettre de côté ses positions partisanes pour faire une oeuvre commune.

Au 1 e r mai, il y avait 63 645 détenus en France pour à peine plus de 50 000 places. Comment régler le problème de la surpopulation carcérale ?


Il y a deux moyens de lutter contre la surpopulation carcérale : construire des prisons et développer l'aménagement des peines. Un programme de construction sans précédent est en cours. Nous aurons 13 200 places de plus en 2012. Et 2 850 places nouvelles dès cette année. Mais incarcérer n'est pas tout. Il faut favoriser l'aménagement des peines pour mieux préparer la réinsertion et prévenir la récidive. Quant aux libérations conditionnelles, elles ont augmenté de 10 % en un an et sont contrôlées plus strictement. Elles s'accompagnent d'un projet de réinsertion. Je signerai demain avec Laurence Parisot à la maison d'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) une convention-cadre entre le ministère de la Justice et le Medef visant à mieux réinsérer les détenus par la formation professionnelle et le travail.

Où en sont les travaux de la commission chargée de réformer l'ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs
?

Les propositions me seront remises en novembre. Ce texte a été modifié trente et une fois depuis 1945. Il faut le réécrire entièrement. L'ordonnance de 1945 pose trois principes : la primauté de l'éducatif, l'existence d'une juridiction spécialisée et l'atténuation de la responsabilité pour les mineurs. Ces trois principes seront préservés. Il s'agit d'adapter les textes juridiques aux mineurs de 2008, aux évolutions de la délinquance, et de définir les moyens d'une prise en charge plus efficace. Dès mon arrivée, j'ai posé un principe clair à tous les parquets de France : « Une infraction, une sanction ». En un an, le taux de réponse pénale est passé de 87 à 92 %. C'est comme cela qu'on obtient des résultats : 80 % des mineurs sanctionnés ne récidivent pas.

(LP/OLIVIER CORSAN.)
PARIS (I e r ), JEUDI. « Dans les sondages, ce qui m'intéresse, ce ne sont pas les études d'opinion sur les personnalités, mais le jugement que portent les Français sur les réformes », insiste la garde des Sceaux, Rachida Dati.

lundi 26 mai 2008

PEDOPHILIE, la FRANCE et une MAMAN et son ENFANT


L'ECHO des MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, vous rappelle le combat mené par votre journal contre la pédocriminalité, aidé en FRANCE par des juges francs-maçons, notamment le dossier suivant, relayé par CHRISTIAN COTTEN, Président de POLITIQUE DE VIE.

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Une de nos correspondantes vient de nous adresser sa convocation au Tribunal Correctionnel de Chartres (Eure-et-Loir) pour être entendue dans une affaire lui ayant déjà valu 2 mois de prison ferme.

Regardons de plus près un extrait de cette convocation :

CONVOCATION


BREF RAPPEL DES FAITS :

Il s’agit d’une Juge, Madame Michèle Subièta, qui a retiré la garde de son fils à sa mère en octobre 2006 pour le confier au père, alors que ce dernier avait reconnu avoir publié la photo de son enfant âgé de 14 mois à l’époque des faits sur un site avec des "images à caractère pédopornographique".


PROCES VERBAL

ECRITS DU MAGISTRAT DE TGI DE VERSAILLES


Nous sommes en France…

Mais regardons de plus près maintenant l’extrait du texte de sa convocation :

CONVOCATION


Ainsi donc après avoir, malgré les faits, confié la garde d’un bébé à ce père « un peu particulier » Madame Subièta selon les écrits du Procureur de TGI de Chartres, se bat désormais contre elle-même et contre sa propre décision.

Il semblerait que le principe « du contradictoire » soit respecté par Madame Michèle Subièta.

Mais alors comment expliquer que la mère se voit à nouveau convoquée en correctionnel pour répondre du chef d’accusation « d’outrage à Mme Subièta » pour laquelle elle était déjà condamnée à 2 mois de prison ferme, puisque Mme Subieta se bat désormais pour la cause de la prévenue ??

Comment une mère, peut-elle accepter sans réagir légitimement auprès des autorités ministérielles, que la garde de son fils lui ait été retirée alors que le père a utilisé la photo de leur enfant dans un but cul…turel, sans doute, sur un site avec des "images à caractère pédopornographique" ?

Nous sommes toujours en France…

Cette mère n’a-t-elle pas eu raison d’alerter par courrier ces autorités suite à cette décision judiciaire, courrier qui lui a valu l’honneur d’être poursuivie pour outrage à une Magistrate dans l’exercice de ses fonctions ?

Nous sommes cependant rassurés…

Grâce aux écrits de la convocation de M. le Procureur de TGI de Chartres, nous ne doutons pas un instant que Madame le Juge Michèle Subièta réalise, sans doute, son « erreur » et que la mère va tant pouvoir récupérer la garde de son enfant âgé aujourd’hui de 4 ans que voir sa précédente condamnation annulée…

Nous comptons sur la présence de nombreux justiciables lors de cette audience du 19 juin 2008 au Tribunal de Grande instance de Chartres, d’autant que cette citoyenne est également poursuivie pour outrage à l’encontre de M. MESRINE, Vice-Procureur du TGI de Chartres, dans le même courrier adressé au Ministère.

Nous ne manquerons pas bien évidemment de suivre cette affaire car de la justice où d’une justiciable et de son enfant, QUI EST LE PLUS OUTRAGE??? Mais il est vrai que l'outrage à citoyens n’est pas repertorié encore dans le code pénal

Vous pouvez lire cet article sur le site du Collectif des Victimes de Dysfonctionnements judiciaires et administratifs.

HELENE BOUCHER, AS DE L'AVIATION, et son CENTENAIRE.

L'ECHO DES MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, est passionné d'aviation.
Je vous présente donc HELENE BOUCHER.

Hélène Boucher, as de l'aviation, aurait eu cent ans.

Celle qui a battu plusieurs records de vitesse, la vedette du raid Paris-Saïgon, la voltigeuse surdouée, l'aviatrice à la carrière éclair, la femme admirée de tous, morte en 1934 après un crash à l'atterrissage, serait centenaire aujourd'hui. Comme une ÉtoileObjet céleste de forme approximativement sphérique constitué de masses gazeuses très denses à haute température émettant un rayonnement de lumière et de particules.
Les étoiles sont des sphères gazeuses auto-gravitantes : les forces de gravitation, qui tendent à faire s\'effondrer sur elles-mêmes...');" onmouseout="killlink()">étoile
filante, elle a brillé peu de temps mais l'éclat dure toujours...

Vite. C'est le mot qui résume le mieux le destin fulgurant de Hélène Boucher, née le 23 mai 1908 à Paris. Son père Léon Boucher, est architecte. On l'appelle Léno, sans doute parce que c'est l'anagramme du prénom de son père et de son frère (Noël). La famille est riche mais Hélène est désœuvrée. Elle cherche sa voie longtemps, et n'apprécie guère la couture, à laquelle on la prédestinait. Elle est douée pour la musique et le dessin mais ces activités ne la tentent pas beaucoup. En revanche, cette gracieuse jeune fille aime la mécanique et passe son permis de conduire à 16 ans.

Elle croise son destin à 22 ans. En juillet 1930, le 4 précisent tous ses biographes, elle est à Orly (petit aérodrome campagnard à l'époque) et grimpe dans un De Havilland Gipsy Moth, un biplan à deux places, idéal pour un baptême de l'air (sa version la plus célèbre, le Tiger Moth, vole encore sur de nombreux terrains dans le monde entier). Hélène Boucher ne quittera plus l'aviation et la jeune fille s'y lance immédiatement, à corps perdu et à toute vapeur.

Elle veut passer son brevet. Mais le coût est trop élevé. Elle revient tout de même souvent à Orly et parvient à voler plusieurs fois, notamment avec Le Focalvez, le pilote de son baptême de l'air. Parce qu'elle a de la chance, mais surtout parce que les pilotes qui la croisent l'apprécient, elle et son désir de voler, elle se voit proposer une bourse spécialement destinée aux femmes par un aéroclub de Mont-de-Marsan. En un an, elle obtient son brevet, sur un Gipsy Moth, le 20 mars 1931. Bien sûr cela ne lui suffit pas et elle s'engage dans une formation pour devenir pilote professionnel. Bien sûr, elle va vite... Léno obtient son « brevet de transport public » en juin 1932. Entre-temps, elle s'est offert un tour de France aérien.


Hélène Boucher en 1933.


Records pulvérisés

Elle enchaîne ensuite les compétitions et les raids, à un rythme étourdissant. Dans la seule année 1933, Hélène Boucher participe au raid Paris-Saïgon (qui se termine pour elle à Bagdad, sur avarie mécanique), finit treizième aux 12 heures d'Angers (parcourant 1.645,864, sur un Zodiac-Maubussin de 60 chevaux) et bat, le 2 août, le record d'altitude féminin sur avion léger. Comme cela suffit pas, elle commence à apprendre la voltige (l'acrobatie aérienne, comme on disait alors). Elle apprend... vite. Son instructeur, il est vrai, est un maître, c'est Michel Détroyat, un des champions de l'époque. En quelques semaines, Léno atteint un niveau suffisant pour s'engager dans une rencontre internationale à Villacoublay (près de Paris), le 8 octobre 1933. Les évolutions de Hélène Boucher et de la virtuose allemande Vera von Bissing subjuguent la foule, qui porte l'aviatrice française en triomphe.

C'est le début de la célébrité pour Léno, qui a conquis le public. Hélène Boucher vient rejoindre les Amélia Earhart, Maryse Bastié, Maryse Hilsz ou Adrienne Bolland. Embauchée chez Caudron-Renault, l'aviatrice se spécialise dans les records de vitesse, qu'elle pulvérise méthodiquement : 412 km/h sur un circuit de 100 kilomètres, 409 km/h sur mille kilomètres, sans oublier le record féminin, avec 442 km/ (jusque-là détenu par Amélia Earhart).

Mais tout s'arrête le 30 novembre 1935. Lors d'un vol d'essai sur le puissant et nerveux Caudron Rafale C450, de 320 chevaux, elle se trouve trop long (l'avion est trop rapide ou trop haut) à l'atterrissage sur la piste de Guyancourt (dans les Yvelines) et remet les gaz. Elle se présente à nouveau. Cette fois, elle trop court. Elle augmente brutalement la puissance... et l'appareil passe sur le dos, tout près du sol. L'avion s'écrase. Les pilotes présents s'élancent au secours de Léno. Elle est gravement touchée et inanimée. Elle décède dans l'ambulance qui l'emporte vers l'hôpital de Versailles.

Ses funérailles sont nationales. Hélène Boucher vient d'entrer dans la postérité.

DINOSAURE AU YEMEN.

L'ECHO des MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, vous parle des dinosaures.

des empreintes de dinosaures au Yémen


Une équipe internationale de paléontologues a découvert la première piste d’empreintes de dinosaures dans la péninsule arabique. Situé au Yémen, la piste indique la présence d’ornithopodes et de SauropodeSuper-famille de dinosaures herbivores et quadripèdes, appartenant au sous-ordre des sauropodomorphes. Les sauropodes ont foulé la Terre entre le Jurassique moyen et le Crétacé supérieur, et ont remplacé les prosauropodes sur l\'ensemble de la planète. Le brachiosaure, le diploducus, Erketu ellisoni...');" onmouseout="killlink()">sauropodes dans cette région au Jurassique supérieur.

La péninsule arabique est une région très peu explorée par les paléontologues s’occupant des dinosaures. C’est à peine si l’on connaît quelques fossiles. Le contraste est frappant avec un pays comme le Maroc, à bien des égards un eldorado pour les paléontologues de presque toutes les spécialités car l’on y retrouve aussi bien des trilobites, des MosasaureGroupe de grands reptiles marins carnivores apparentés aux varans actuels, qui ont vécu dans les océans pendant le crétacé supérieur.');" onmouseout="killlink()">mosasaures que des spinosaures ou des phosphathériums.

On imagine donc l’émotion de Mohammed Al-Wosabi de l’Université Sana'a au Yémen lorsqu’il a, avec ses collègues Anne Schulp du muséum d’histoire naturelle de Maastricht et Nancy Stevens de l’Université de l’Ohio, découvert la piste fossilisée d’une horde de dinosaures sauropodes.

Tout avait commencé en 2003 par le message d’un journaliste indiquant la présence d’empreintes à kilomètres au nord de la capitale du Yémen, Sana’a. Sur place, les paléontologues ne tardèrent pas à identifier un des auteurs de ces traces de pas, un ornithopode, dinosaure HerbivoreAnimal qui se nourrit de plantes.');" onmouseout="killlink()">herbivore faisant partie des ornithischiens, dans le cas présent bipède.


Empreintes de pas d'un ornithopode. Crédit Nancy Stevens

Revenue sur place en 2006, l’équipe continua les recherches sur le terrain et découvrit d’autres empreintes appartenant visiblement à une véritable horde de sauropodes, d’autres dinosaures herbivores mais quadrupèdes. Ce n’est pas moins de 11 individus de différentes tailles qui furent ainsi identifiés. Un tel comportement social n’est pas nouveau et l’on connaissait depuis longtemps déjà des traces de pas similaires aux Etats-Unis montrant que les dinosaures pouvaient se déplacer en groupes, les adultes protégeant les plus jeunes.

La couche de roche ayant enregistré ces déplacements date probablement d’il y a 150 millions d’années environ, c'est-à-dire le jurassique supérieur. A cette époque et en ce lieu, on aurait pu croiser ces dinosaures sur une côte boueuse, marchant à la même vitesse, 3 km/h. Ce qui surprend un peu les paléontologues, c’est la présence presque simultanée d’un aussi gros ornithopode sur les même lieux. Cette coexistence est selon eux étonnante au Jurassique.

PLoS One" alt="S1 à S11 (B) les empreintes de sauropodes, O1(C) celles de l'ornithopodes.Crédit : PLoS One" src="http://www.blogger.com/uploads/tx_oxcsfutura/dinotrace2.png" border="0">
S1 à S11 (B) les empreintes de sauropodes, O1(C) celles de l'ornithopodes.